Lili en Guadeloupe

Publié le par lili en escales

Lili en Guadeloupe

Du 7 au 21 Mars 2015

La Guadeloupe est une île de 1628km² (5 fois plus petite que la Corse) située sur l'arc des Petites Antilles, à presque 7000km de chez nous. Elle se compose de 2 terres distinctes, séparées par un fin bras de mer : Basse-Terre, la montagneuse et humide à l'Ouest et Grande-Terre, la plate et sèche à l'Est, qui lui confèrent sa forme emblématique de papillon.
 
Elle est découverte en 1493 par Christophe Colomb qui la baptise "Guadeloupe" en hommage à la Vierge protectrice des navigateurs, "Santa-Maria de Guadalupe". La colonisation de l'île ne commencera réellement qu'en 1635. Avec elle, l'esclavage fait son apparition tandis que les derniers indiens Caraïbes disparaissent.
Situation de la Guadeloupe dans les Antilles

Situation de la Guadeloupe dans les Antilles

En réalité la Guadeloupe est un petit archipel qui se compose de 7 ilets dont Marie Galante, Les Saintes, La Désirade et Petite-Terre.

Carte de la Guadeloupe et ses îlets

Carte de la Guadeloupe et ses îlets

Appelée Karukera, "l’île aux belles eaux", par les indiens Caraïbes, la Guadeloupe est une destination privilégiée des touristes avec environ 2 millions de visiteurs par an dont plus de la moitié sont des métropolitains et particulièrement des familles. Et cette année, nous faisions partie de ces 2 millions.
Au programme : 2 semaines de vacances sur l'île papillon, le pied !!!
Nous avons opté pour un séjour coupé en 2 locations : 1 semaine sur Basse-Terre, à Deshaies et 1 semaine sur Grande-Terre à Sainte Anne.

 

Samedi 7 mars 2015
Nous atterrissons vers 15h à l'aéroport de Pointe-à-Pitre. Commence alors la longue, très longue attente des loueurs de voitures. Et mieux vaut se mettre tout de suite au rythme et au flegme antillais si on ne veut pas commencer ses vacances en s'énervant.... Nous avons une réservation chez Jumbo Car (http://www.jumbocar-guadeloupe.com/) et heureusement pour nous car sans ce précieux sésame impossible d'obtenir une voiture. Une fois le contrat signé et les clés de notre clio récupérées, il faut encore faire la queue pour prendre la petite navette qui nous conduit jusqu'au parking des loueurs. Nous ne sommes pas au bout de nos peines...
A 17h, nous prenons enfin la route pour Deshaies. On en a plein les pattes!
Nous arrivons aux Calebassiers (http://www.freewebs.com/lescalebassiers/), notre pied à terre pour la semaine, avant le coucher du soleil. Nous sommes très gentiment accueillis par la propriétaire Stéphanie. Elle nous conduit à notre bungalow de bois où nous attend un petit planteur de bienvenue. La classe!
Nous prenons vite possession des lieux et savourons le 1er rhum d'une longue série. :-)
Bungalow Malanga aux Calebassiers, Deshaies
Bungalow Malanga aux Calebassiers, Deshaies
Bungalow Malanga aux Calebassiers, Deshaies

Bungalow Malanga aux Calebassiers, Deshaies

La piscine des Calebassiers

La piscine des Calebassiers

Dimanche 8 mars 2015

Après une bonne nuit de sommeil, nous sommes d'attaque de bonne heure. Il a beaucoup plu cette nuit et le ciel est toujours couvert.

Sur notre terrasse nous attend un petit déjeuner gentiment offert par Stéphanie et Eric. Les viennoiseries sont gigantesques!!! Miam! Nous voilà bien calés pour la matinée maintenant ;-)

Après le petit-déjeuner, Stéphanie revient nous voir avec des cartes et des prospectus plein les mains. Elle nous fait un petit résumé des choses intéressantes à faire sur Basse Terre en fonction de nos envies et nos goûts.

C'est ce qui s'appelle de l'accueil ça!

Pour aujourd'hui, on décide de mettre cap au sud de Basse-Terre via la route qui longe la côte. Les nuages disparaissent peu à peu et le soleil refait son apparition à Pointe Noire.

A l'angle d'une maison un peu délabrée du centre-ville de Pointe Noire, une peinture nous attire l'oeil. Comme on est fan d'art de rue, impossible de ne pas s'arrêter devant et l'immortaliser. Nous ne le savons pas encore mais il s'agit d'une oeuvre de rue de l'artiste plasticien François Piquet. Originaire de la région parisienne, il s'installe en Guadeloupe en 2000. En 2013, il crée "les archipels du moi", un concept d'œuvres d'art éphémères exposées dans l'espace public. Pour cela, il rencontre les habitants des bourgs et leur propose d'accueillir sur leurs maisons des collages. D'autres seront collés sur des maisons abandonnées. Le jeu consiste alors à retrouver ces œuvres disséminées dans toute la Guadeloupe et j'avoue que c'est extrêmement addictif. A savoir que la grande majorité d'entre elles se trouvent au Moule :-) On a cherché tout le séjour ;-)

Oeuvre de François Piquet dans le centre-ville de Pointe Noire

Oeuvre de François Piquet dans le centre-ville de Pointe Noire

Nous poursuivons la route jusqu'à Basse Terre (NB : sur l'île de Basse-Terre, il y a une ville du même nom. Pratique pour s'en sortir...) où nous attend la visite du Fort Louis Delgrès, haut lieu de la lutte franco-anglaise dans les Antilles (entrée gratuite et visite libre).

Au cours de son histoire, ce fort n'aura de cesse de changer de mains, de noms et d'aspect.

Plan du Fort Louis Delgrès

Plan du Fort Louis Delgrès

En 1650, Charles Houël, gouverneur et propriétaire de la Guadeloupe, fait fortifier la falaise surplombant la rivière du Galion afin de protéger Basse-Terre, alors capitale de la Guadeloupe, des invasions des Caraïbes insulaires et des éventuelles attaques maritimes qui pourraient nuire aux échanges commerciaux avec l'Europe.

Cet édifice est baptisé Fort Saint Charles. Il est, dès son inauguration, la cible d'attaques anglaises. De nombreux travaux de fortification sont alors opérés mais le fort n'arrive toujours pas à défendre la rade. Les anglais incendient et ruinent la ville en 1691 puis en 1703. M. de Gabaret, gouverneur de l'époque, décide alors de faire évacuer le fort et de le faire sauter pour éviter qu'il ne tombe aux mains des anglais.

Il est reconstruit au même endroit en 1709, puis livré aux anglais en 1759. Il est alors baptisé Fort Royal. Les anglais valorisent alors le site et en font un atout majeur de la protection de l'île.

Nouveau rebondissement en 1763 avec la signature du Traité de Paris qui restitue l'île à la France.

En 1794, il passe aux mains des anglais avant d'être reconquis par Victor Hugues, qui, grâce à cette victoire, prend le contrôle de la Guadeloupe et abolit l'esclavage.

En 1802, Napoléon rétablit l'esclavage. La Guadeloupe se révolte. Une guerre entre l'armée de couleur, dirigée par Louis Delgrès et Joseph Ignace, et les troupes du général Richepance envoyées par Napoléon pour rétablir l'ordre esclavagiste, éclate. Malgré une résistance héroïque, les troupes de Delgrès sont contraintes de se replier dans les hauteurs de Basse-Terre. Encerclés par les troupes de Richepance, les hommes de Delgrès préfèrent se faire sauter plutôt que se rendre.

En 1989, le fort sera rebaptisé Louis Delgrès en hommage à ces hommes.

Entrée du fort

Entrée du fort

La grande caserne

La grande caserne

La citerne

La citerne

Les cachots

Les cachots

Lili en Guadeloupe
Vue d'ensemble

Vue d'ensemble

Mémorial Delgrès

Mémorial Delgrès

Après 2h de visite, une averse puis un coup de soleil, nous regagnons la voiture pour rejoindre la Pointe du Vieux Fort et son phare.

A la fin du XVIIème siècle, cette pointe est équipée de 2 batteries pour défendre la rade de Basse-Terre. On sait désormais combien cette artillerie a été efficace.....

Le phare, lui, ne date que de 1955. Haut de 20m, il est là pour avertir les marins des dangers de la côte.

Le phare de la Pointe du Vieux Fort

Le phare de la Pointe du Vieux Fort

De là, on distingue Les Saintes. La vue est superbe!

Vue sur Les Saintes depuis la Pointe du Vieux Fort

Vue sur Les Saintes depuis la Pointe du Vieux Fort

Notre prochain arrêt est la Pointe à Launay, d'ici nous avons une vue panoramique sur Les Saintes, à une dizaine de kilomètres au large.

Nous allons même avoir droit à une mini tornade entre les 2 îles. C'est magique! Pendant plus d'un quart d'heure elle va longer les côtes avant de disparaitre. Incroyable !!!

Tornade entre Les Saintes et la Guadeloupe
Tornade entre Les Saintes et la Guadeloupe

Tornade entre Les Saintes et la Guadeloupe

Nous continuons jusqu'à la plage de Grande Anse, magnifique plage de sable noir. Nous en profitons pour faire notre traditionnel tag souvenir dans le sable ;-)

Plage de Grande Anse

Plage de Grande Anse

Il est temps de reprendre la route de Deshaies et de rentrer au bungalow.

Au-dessus de Trois Rivières, une trouée dans la végétation luxuriante nous offre le plus beau panorama sur Les Saintes.

Les Saintes - Terre de bas

Les Saintes - Terre de bas

Ce soir, pour fêter notre 1er jour en Guadeloupe, on s'offre le restaurant. Nous choisissons le "Coin des pêcheurs" à Deshaies. Nous mangerons les pieds dans le sable avec le clapotis de l'eau en fond. Trop bien ! Dommage par contre que le contenu des assiettes ne soit pas à la hauteur de l'addition....

 

Lundi 9 mars 2015

Il a encore beaucoup plu cette nuit et le ciel est encore chargé à notre réveil. Nous consacrons donc la matinée à l'intendance en allant faire les courses au supermarché de Sainte Rose. Il faut savoir que les prix en Guadeloupe sont très élevés (en moyenne 20% de plus qu'en métropole). Les restaurants coûtent cher mais faire ses courses aussi (dans une moindre mesure).

Sur la route qui mène à Sainte Rose, se trouvent, selon moi, les plus belles plages de Guadeloupe alors autant joindre l'utile à l'agréable en faisant un arrêt à chacune ;-)
 

Grande Anse

Grande Anse

Anse Rifflet

Anse Rifflet

Anse de La Perle

Anse de La Perle

Plage de Clugny

Plage de Clugny

Nous en profitons aussi pour prendre des renseignements sur les excursions dans le Grand-Cul-de-Sac-Marin au port de Sainte Rose. Il doit y avoir pas moins de 10 prestataires qui proposent tous plus ou moins la même chose au même prix. Difficile donc de faire un choix...

Sur le port, quelques pélicans, attirés par les restes de poissons du marché, se laissent assez facilement approcher et photographier. Mon préféré a la tête jaune.

Pélican sur le port de Sainte Rose

Pélican sur le port de Sainte Rose

Avant de rentrer au bungalow poser nos courses, on fait un petit stop au club de plongée de Deshaies (Piton Plongée : http://www.piton-plongee.com/) pour prendre quelques renseignements. On ne va quand même pas venir en Guadeloupe sans faire quelques bulles ;-)

Rendez-vous est pris pour le lendemain.

L'après-midi nous décidons, malgré le ciel menaçant, d'aller visiter le Jardin Botanique de Deshaies (entrée 15,50€ par personne) http://www.jardin-botanique.com/. Le jardin est en fait une propriété de 7 hectares ayant appartenu à Coluche dans les années 1980. Aujourd'hui, sur un parcours de 1,5km, le jardin offre un panel de plus de 1000 espèces de plantes tropicales et de quelques oiseaux. Pour la visite et la découverte des 15 thèmes du jardin, il faut bien compter 1h30 - 2h. On a adoré. Evidemment, comme on aurait pu s'en douter, on s'est bien fait rincer pendant le parcours.

Pachira

Pachira

Hibiscus

Hibiscus

Fleur et bananes
Fleur et bananes

Fleur et bananes

Feuilles

Feuilles

Colibris dans les héliconias
Colibris dans les héliconias

Colibris dans les héliconias

Un fromager

Un fromager

Lézard

Lézard

Perruche

Perruche

Roger, le perroquet

Roger, le perroquet

Si vous croisez Roger, pensez à lui demander : "Ca va Roger?" La suite vous fera certainement bien marrer ;-)

Flamant Rose

Flamant Rose

Carpes Koï

Carpes Koï

Malheureusement, la fin de journée se fera sous la pluie. Et pour noyer notre chagrin, rien de tel qu'un bon petit planteur :-)

 

Mardi 10 mars 2015

Ce matin c'est plongée mais seulement pour Julien, moi je peux pas (un peu les boules!). Je vais en profiter pour me reposer un peu et me balader dans les environs.

Panorama depuis la digue du port de Deshaies

Panorama depuis la digue du port de Deshaies

A 12h30, comme prévu, je récupère mon plongeur. Il est un peu déçu de sa plongée, c'est qu'on commence à devenir difficile aussi à force ;-) Ou peut-être que sans moi, ça n'a pas la même saveur! lol Ceci dit en regardant ses photos de plongée, je comprends mieux pourquoi : des gorgones, coraux, éponges en tout genre mais peu de poissons et encore moins de gros...

Ma frustration s'atténue, j'ai rien raté ;-)

Après un bon repas au bungalow et une petite sieste, nous allons au plus fort de notre courage finir cette journée sur la plage. Nous jetons notre paréo à Anse Leroux. La journée s'écoule tranquillement entre 2 sessions de snorkeling et des mots croisés. Ah! les vacances !!!

Seiche

Seiche

Orphie

Orphie

Mercredi 11 mars 2015

Ce matin direction le Parc des Mamelles (http://www.zoodeguadeloupe.com/) sur la Route de la Traversée.

Le Parc des Mamelles (entrée 14,50€/personne) est un parc de 4 hectares que l'on découvre via un sentier en bois aménagé au milieu de la nature luxuriante. Il faut prévoir un minimum de 2h pour la visite, plus, si vous souhaitez assister aux rendez-vous des soigneurs. Sans oublier la promenade à la cime des arbres via des passerelles suspendues à 20m de haut, une sorte d'accrobranches bien sympa. En ce qui nous concerne, nous sommes arrivés à l'ouverture du parc et repartis en début d'après-midi. On ne se refait pas!  De vrais gamins!

Tout commence avec les ratons laveurs, ici appelés racoons. Ce petit mammifère curieux, qui ressemble à une grosse peluche à cause de sa fourrure, doit son nom à son habitude de tremper ses aliments dans l'eau avant de les manger. Je pourrais rester des heures à les observer. Et dire que certains utilisent cet animal pour en faire de la fourrure... sans commentaires.

Les racoons ou ratons laveurs
Les racoons ou ratons laveurs

Les racoons ou ratons laveurs

Arrivent ensuite les insectes et les reptiles puis les singes et les oiseaux mais je ne suis pas une grande amatrice de ces espèces alors je ne m'attarde pas trop. Surtout que je sais que plus loin les félins nous attendent ;-)

Le 1er que l'on croise est Gringo l'ocelot. Ce jeune mâle revient de loin, quand il a été découvert par les autorités il était enfermé dans une caisse de transport pour chat depuis presque 1 an. Il ne savait plus marcher et souffrait de nombreuses séquelles liées à son calvaire. Grâce à la patience des soigneurs, Gringo a pu retrouver toutes ses facultés de félin et profite aujourd'hui pleinement de son grand enclos au parc. Il devrait même bientôt être rejoint par une femelle...

Gringo l'ocelot

Gringo l'ocelot

Puis c'est au tour de Victor, le jaguar. Victor a 22 ans, c'est un vieillard. Normalement l'espérance de vie d'un jaguar dans son milieu naturel est d'une dizaine d'années mais elle peut doubler en captivité. Alors Victor est une sorte de Jeanne Calment des jaguars! Pourtant au départ ce n'était pas forcément gagné pour lui. Comme une grande partie des animaux du parc, Victor a été recueillis par le zoo après des années de maltraitance. Acheté bébé sur un marché de Guyane par une famille qui ne voyait en lui qu'un gros chat, Victor a grandi, et la famille s'est vite retrouvée dépassée par les évènements. Ne sachant plus quoi faire, elle a alors fait installer un container dans le jardin pour y enfermer ce "chat" devenu encombrant et dangereux car le jaguar est le seul félin a ne pouvoir être dompté. Pendant près de 2 ans, il a vécu privé de lumière. C'est grâce à la dénonciation du voisinage que Victor a pu être sauvé. Il a alors été confié au Parc des Mamelles dans le but de le réhabiliter. Il faudra beaucoup de patience et de persévérance aux soigneurs pour sortir Victor de son traumatisme. Mission accomplie! Depuis, il vit une retraite paisible dans son enclos.

Victor, le vieux jaguar

Victor, le vieux jaguar

Dans l'enclos qui jouxte celui de Victor, se trouve Ti Mâle, un jeune jaguar noir. Sa couleur noire est en fait le signe d’une anomalie génétique dominante appelé mélanisme, mais en y regardant de plus près on peut quand même distinguer ses taches. Ti Mâle est né en captivité en février 2011, au Zoo de Beauval en Métropole. A l’âge de 1 an, période à laquelle les jaguars quittent généralement leur mère pour conquérir leur propre territoire, il a été transféré gratuitement au Parc des Mamelles. Et manifestement son nouveau territoire lui plaît bien.

Il faut savoir quand même que sous ses airs de peluche adorable, le jaguar est un des plus grands prédateurs des Amériques. Doté d’une mâchoire extrêmement puissante, il est capable de transpercer une carapace de tortue. Cette particularité lui confère une méthode de mise à mort spécifique : il patiente calmement sur une branche d'arbre avant de tomber sur sa proie, lui mordre le crâne pour atteindre le cerveau et les tuer instantanément. Ca calme!

Ti Mâle, le jaguar noir

Ti Mâle, le jaguar noir

A 13h, tiraillés par la faim, on quitte le parc pour un pique nique au bord de la Rivière Bras David. L'endroit est superbe, la nature exubérante, on savoure!

Pique nique au bord de la Rivière Bras David
Pique nique au bord de la Rivière Bras David

Pique nique au bord de la Rivière Bras David

Un peu plus loin sur la Route de la Traversée, on fait un stop à la Cascade aux Ecrevisses. Son nom fut inspiré par l'ancienne abondance des écrevisses dans la rivière, appelés ici "ouassous", même si, aujourd'hui, les écrevisses ont disparu. Cette cascade, haute de 10m, est la plus facile d'accès de toutes les cascades de Guadeloupe (à peine 5mn sur un sentier aménagé) alors autant dire qu'elle est très prisée par les touristes.

Cascade aux Ecrevisses

Cascade aux Ecrevisses

On poursuit notre découverte de Basse-Terre en mettant le cap sur Capesterre justement ;-)

Bon je ne vous le cache pas, on a une petite idée derrière la tête.... visiter une distillerie de rhum et déguster. Ca tombe bien la distillerie Longueteau (http://www.rhumlongueteau.fr/fr/) est sur notre chemin (visite gratuite). Quelle coïncidence!

Distillerie Longueteau

Distillerie Longueteau

Avant d'entamer la visite, il est important de rappeler quelques détails sur le rhum de Guadeloupe, son histoire, sa fabrication...

Sachez qu'en 1939, il y avait 55 distilleries en Guadeloupe. En 1954, il en restait 37 et depuis le début des années 1970, on en compte 9 :

* Damoiseau

* Bologne

* Longueteau / Karukera

* Severin

* Montebello

* Biele

* Reimonenq

* Bellevue

* Pierre Labat

Lorsque l’on étudie l’origine historique du rhum, le premier nom qui est cité dans tous les ouvrages est celui du fameux révérend Père Labat. Lors de son débarquement sur l’île, au début de l’année 1694, il est confronté à une terrible fièvre qui le terrasse. Selon des sources historiques, il fut sauvé par une décoction composée d’un alcool encore méconnu à l’époque : il s’agissait déjà de l’ancêtre de ce que l’on appelle aujourd’hui le rhum.

La production de rhum est intimement liée à la culture de la canne à sucre, introduite en 1640 en Martinique et en Guadeloupe.

Il est important de différencier le rhum agricole, du rhum industriel ou traditionnel qui n'utilisent pas la même matière première : le rhum agricole utilise le vésou (jus de canne pressé) alors que le rhum traditionnel utilise un jus composé de mélasse allongée d'eau. Cette différence de matière première donne au rhum agricole beaucoup plus de saveur, de bouquet. De plus, le jus de canne frais étant très fragile, il doit impérativement être distillé sur place. Ainsi, tel le vin, le rhum agricole peut prétendre à des caractéristiques de terroir. Il existe aussi plusieurs types de rhum :

Rhum blanc : Après une réduction du taux d’alcool, effectuée à l’eau distillée ou à l’eau de source, il est commercialisé à 50 et 55° en Guadeloupe et à 59° à Marie-Galante.

Rhum vieux : Une partie du rhum blanc produit en distillerie est placée en fûts de chêne. Il ne devient vieux qu’au bout de trois ans, mais on peut obtenir un vieillissement plus poussé en conservant certains rhums plus longtemps encore. Ainsi naissent les « 3 ans d’âge », avec un degré d’alcool de 45° environ. Les « 5 à 40 ans d’âge » rivalisent avec les plus grands spiritueux et s’apprécient à la manière des vieux cognacs.

Rhum paille : C’est un rhum resté en foudre de chêne pendant une période qui peut varier de 12 à 18 mois, et dont l’aspect a pris une légère coloration. Il est généralement à 50°.
Rhum ambré : Il est obtenu par mélange du rhum paille et du rhum vieux. Il a la force du rhum paille et le parfum du rhum vieux.
Schéma de fabrication du rhum

Schéma de fabrication du rhum

Canne à sucre bleue et rougeCanne à sucre bleue et rouge

Canne à sucre bleue et rouge

Fermentation du jus de canne, ça ne sent vraiment pas bon!

Fermentation du jus de canne, ça ne sent vraiment pas bon!

Arrive enfin le meilleur moment de la visite : la dégustation!!! Il y a du Longueteau évidemment mais aussi du Karukera. J'avoue ne pas bien avoir saisi la différence entre les 2 puisqu'ils sont issus de la même canne et de la même distillerie... Une question de méthode de traitement peut-être. Quoiqu'il en soit on en a goûté pas mal et acheté quelques petites boutanches ;-)

Nous avons un défi à relever pendant ce séjour en Guadeloupe : goûter chaque rhum et ramener l'éventail le plus représentatif de la production de l'île! Ca va en faire des bouteilles dans la valise...

Il est déjà 16h passées quand nous reprenons la route en direction de Trois-Rivières. Nous voulons aller voir les deux compagnies maritimes qui font la traversée pour Les Saintes et réserver nos billets pour le lendemain. Il parait que c'est moins cher quand on réserve à l'avance. Les départs se font approximativement aux mêmes heures alors à vous de voir avec quelle compagnie vous voulez faire la traversée. En ce qui nous concerne, nous avons choisi  Val Ferry's (http://www.valferry.fr/horaire.php) qui nous a fait un prix à 18€ l'aller-retour par personne.

Quelques kilomètres après Longueteau, petit arrêt photo à l'Allée Dumanoir. Cette allée de 1200m possède de part et d'autre un peu plus de 400 palmiers royaux. Les premiers palmiers ont été plantés aux alentours de 1850 par un membre de la famille Pinel Dumanoir. L'allée menait alors à l'entrée du domaine Marquisat de Brinon. Régulièrement saccagée par les cyclones au fil des ans, les palmiers ont été replantés pour préserver l'âme de cette allée.

Allée Dumanoir

Allée Dumanoir

A Trois-Rivières, on ne résiste pas à la tentation de descendre à Anse Duquéry. La mer est démontée, le ciel chargé et la nuit approche. On ne s'attarde pas, on a encore de la route jusqu'à Deshaies. Surtout que demain matin il faudra de nouveau être là pour notre journée aux Saintes.

Anse Duquéry

Anse Duquéry

La route du retour est longue et difficile sous la pluie et de nuit. On arrive exténué au bungalow.

 

Jeudi 12 mars 2015

Réveil bien matinal ce matin. Nous sommes attendus à 8h30 sur l'embarcadère de Trois-Rivières pour notre journée aux Saintes.

Pour moi qui souffre du mal de mer, la traversée est éprouvante. La mer est bien agitée mais des dires du capitaine du navire hier c'était pire! Me voilà rassurée.... Après 45mn de bataille avec mon mal de coeur, nous posons le pied aux Saintes. Je suis fière de moi, j'ai même pas vomi!

Commence alors l'équivalent de la ruée vers l'or : les touristes se précipitent sur les loueurs de scooters ou autres moyens de transport de l'île. Nous tentons nous aussi notre chance à la chasse au scooter. Sans succès. Tous les scooters sont déjà réservés. Nous apprenons donc à nos dépens qu'il ne faut pas toujours faire confiance au guide du routard qui stipulait que les réservations n'étaient pas possible.... Nous ferons donc Les Saintes à pieds, qu'à cela ne tienne! Et ça va être du sport car Les Saintes, ça grimpe!

Carte des Saintes

Carte des Saintes

Les Saintes sont un chapelet d'îles volcaniques, 9 exactement, dont 2 seulement sont habitées (Terre de Haut et Terre de Bas). Son point culminant est le Morne du Chameau, sur l'île de Terre-de Haut, avec ses 309 mètres d'altitude. En raison du relief escarpé et de la faible pluviométrie des Saintes, l'agriculture n'a pas pu se développer ici. Par conséquent, peu d'esclaves ont été amenés sur ces îles. Le peuplement est donc historiquement constitué de Bretons, de Normands et de Poitevins qui se sont installés pour pratiquer la pêche.

Bon allez refermons la parenthèse culturelle et en route! Il est plus de 10h du matin, le soleil cogne déjà bien fort et nous avons peu de temps devant nous. Dans 6 heures, nous devrons être sur le quai pour la traversée retour. N'y pensons pas! Nous avons plein de merveilles à découvrir pour le moment.

Nous longeons l'anse du bourg en direction du Fort Napoléon. De ci de là de belles maisons créoles, des bateaux et même une maison-bateau : le Bateau des îles. Cette maison en proue de bateau, construite en 1942 par Adolfe Catan (photographe guadeloupéen) fut léguée en 1955 à la commune de Terre-de-Haut pour servir de résidence aux médecins de l'île. La légende raconte que l'illusion était telle que les navires qui entraient dans la baie la saluait au passage.

Maison créole

Maison créole

Saintoises et autres bateaux dans la baie de Terre de Haut

Saintoises et autres bateaux dans la baie de Terre de Haut

Le Bateau des Iles

Le Bateau des Iles

L'ascension pour le Fort Napoléon commence juste après le Bateau des Iles. Et c'est raide!

Mais la vue qui s'offre à nous au fur et à mesure de notre progression nous donne des ailes. C'est superbe !

La baie des Saintes depuis le Fort Napoléon

La baie des Saintes depuis le Fort Napoléon

Le Fort Napoléon se trouve au sommet du Morne Mire, à 114m d'altitude. Bâti sur l’emplacement du 1er fort appelé Fort Louis (détruit par les Anglais en 1809), il fut reconstruit et achevé en 1864. Nommé Fort Napoléon en l’honneur de Napoléon III qui d’ailleurs, soit dit en passant, ne vint jamais aux Saintes, cette forteresse ne servit pas non plus de fort mais de pénitencier. Allez y comprendre quelque chose vous... Aujourd'hui c'est un musée qui se visite plus pour le site et la vue qu'il offre que pour ses expositions permanentes sans grand intérêt selon moi.

Le Fort Napoléon

Le Fort Napoléon

Un petit sentier aménagé au milieu d'une grande variété de plantes grasses offre de superbes panoramas sur la baie des Saintes ainsi que sur Basse-Terre. On en prend plein les yeux!

Vue sur Basse-Terre depuis le Fort Napoléon

Vue sur Basse-Terre depuis le Fort Napoléon

Pensez à ouvrir l'oeil car de nombreux iguanes ont élu domicile au fort. Certains sont même assez balaises.

Iguane

Iguane

Il est temps de redescendre et d'aller faire un petit tour sur la plage de Pompierre en contrebas. Sur le chemin, nous achetons des tourments d'amour à une vendeuse ambulante. C'est LA spécialité culinaire des Saintes quand même, alors faut goûter ;-) Bon, on a trouvé ça un peu sec, peut-être avaient-ils trop pris le soleil... A l’origine, le tourment d’amour était la pâtisserie préparée par les saintoises en attendant le retour de leurs maris, partis pêcher en mer. Comme c'est romantique!

Le soleil si intense lors de l'ascension de ce matin commence à perdre du terrain. Le ciel s'assombrit petit à petit. On décide de laisser passer l'orage en s'attablant au restaurant juste avant la plage : Le salako chez Z'amour. De toute façon c'est presque midi ;-)

Au menu : fricassée de chatrous (poulpe pour les non-initiés). J'adore ça!

A peine installés, un déluge s'abat sur l'île. Les gens courent dans tous les sens pour tenter de trouver un petit coin abrité. Nous savourons d'autant plus notre assiette chaude. Nous l'avions senti ;-)

Pour la petite parenthèse culturelle, le salako est un chapeau traditionnel saintois confectionné avec des fibres de bambou et recouvert de tissu madras. Porté par les pêcheurs, le salako va de pair avec la Saintoise qui est l’embarcation traditionnelle de l’île. Malheureusement, il n'est presque plus porté aujourd'hui, nous n'en avons d'ailleurs pas vu.

Même si le soleil ne semble pas décidé à refaire son apparition tout de suite, nous allons voir cette fameuse plage. Elle est quasi déserte, fait assez exceptionnel vu que c'est la plage la plus prisée des Saintes. Au large on distingue les Roches Percées, rempart naturel pour la baie de Pompierre.

Plage de Pompierre

Plage de Pompierre

On poursuit ensuite notre chemin jusqu'à Grande Anse et passons devant le cimetière de l'île. Ici, comme partout en Guadeloupe, les cimetières ne sont pas des lieux glauques et tristes, bien au contraire.

Le cimetière des Saintes

Le cimetière des Saintes

Grande Anse est une plage magnifique de près d'un kilomètre de long. Cependant en raison des forts courants marins, la baignade est interdite.

C'est aussi la plage qui se trouve en bout de piste de l'aéroport des Saintes. Assez surprenant d'ailleurs de voir qu'aucune barrière n'empêche d'accéder à la piste.

Grande Anse

Grande Anse

Nous traversons Grande Anse pour rejoindre l'Anse Rodrigue, petite crique protégée et assez peu fréquentée.

Anse Rodrigue

Anse Rodrigue

Nous ne nous attardons pas bien longtemps sur la plage car nous aimerions aller jusqu'à la Batterie de Tête Rouge pour jouir d'un autre point de vue sur la baie des Saintes avant notre départ. Et nous n'allons pas être déçus, c'est superbe!

D'ailleurs, des habitants bien spéciaux de l'île ont élu domicile ici. On les comprend !

Les locataires de Batterie Tête Rouge

Les locataires de Batterie Tête Rouge

Panorama sur la baie des Saintes

Panorama sur la baie des Saintes

L'heure tourne. Nous avons un bateau à prendre pour rentrer sur Basse-Terre alors en route! Nous longeons l'Anse du Fond Curé avant d'arriver en centre-ville. La mairie avec ses belles couleurs attire notre oeil.

Mairie des Saintes

Mairie des Saintes

L'église, quant à elle, fait beaucoup plus austère.

L'église des Saintes

L'église des Saintes

A 16h15, comme prévu le bateau lève les amarres. Au revoir Les Saintes! Nous sommes exténués de notre journée à pieds mais ravis d'être venus. A refaire, nous resterions 2 jours avec 1 nuit sur place mais on ne peut pas tout faire, il faut aussi savoir faire des choix quand on est en vacances.

 

Vendredi 13 mars 2015

Ce matin quelques petites courbatures se font sentir alors rien de tel qu'une petite dégustation de rhum pour faire passer tout ça.

Nous reprenons la route du sud de Basse-Terre. A Pointe Noire, nous suivons les panneaux Contrebande pour trouver notre 1er arrêt dégustation. Nous avions repéré ces belles bouteilles carrées dans les supermarchés de l'île mais comme nous ne connaissions pas le produit, il fallait tester avant d'acheter. A 8h30, nous sommes devant ce qui ressemble à un hangar perdu au milieu de la jungle. Pas âme qui vive en dehors d'un vieux chien venu nous accueillir. Au moment de rebrousser chemin, bredouilles, un homme vient à notre rencontre. Il s'agit du gérant du rhum Contrebande. Il nous prend un peu pour des fous à vouloir goûter ses rhums d'aussi bonne heure mais il en faut bien plus pour m'intimider ;-)

Deux sortes de produits sont proposés ici, à la liquoristerie : les rhums blancs et vieux sous la marque Contrebande et les punchs sous la marque Callard. C'est d'ailleurs dans la cuisine familiale, que l'activité a démarré au début des années 70. Trente ans plus tard, c'est toujours de façon artisanale, suivant les recettes traditionnelles antillaises, que sont élaborés tous les punchs de la gamme. En ce qui nous concerne, nous avons bien aimé.

Rhum Contrebande

Rhum Contrebande

Nous repartons avec quelques bouteilles de plus pour notre collection de rhums de Guadeloupe!

Une petite dégustation en appelant une autre, notre prochain arrêt ne peut être que la distillerie Bologne (http://www.rhumbologne.fr/fr/)!

La visite de la distillerie est payante mais comme nous ne voulons que déguster pour choisir ce que nous allons acheter, nous nous rendons directement à la boutique. Là encore, nous passons un peu pour des fous. Nous, ça nous fait bien marrer ;-)

Distillerie BologneDistillerie Bologne

Distillerie Bologne

A 10h, après 2 dégustations de rhum et quelques bouteilles dans le coffre de la voiture, il est grand temps d'aller éliminer tout ça! Direction les Chutes du Carbet. Un peu de sport pour décrasser, ça ne nous fera pas de mal ;-)

Comme on pouvait s'en douter, le parking est bondé. Manifestement les chutes ont beaucoup de succès auprès des touristes. On décide de commencer par la petite rando qui mène à la Cascade Paradis, aussi appelé Bassin Paradise selon les guides. On galère un peu pour trouver le début du chemin car rien n'est indiqué. En fait, il faut descendre via un escalier abrupt situé sur la gauche du panneau "Bienvenue à Grosse Corde".

Une fois en bas, le spectacle est vraiment digne d'une pub Tahiti douche. Magique! Surtout que nous avons la chance de disposer du bassin rien que pour nous pendant quelques minutes. Le luxe!

Cascade Paradis

Cascade Paradis

Nous sommes assez vite rejoints par d'autres touristes. Le temps d'un petit bain rafraîchissant pour Julien et nous nous attaquons à la remontée. C'est raide!

De retour sur le parking, nous engloutissons notre pique nique en compagnie de quelques oiseaux gourmands. Manifestement, notre omelette semble beaucoup plaire aux grives trembleuses et autres rouge gorges.

Grive trembleuse

Grive trembleuse

Rouge Gorge mâles (noir) et femelles
Rouge Gorge mâles (noir) et femelles
Rouge Gorge mâles (noir) et femelles

Rouge Gorge mâles (noir) et femelles

Nous laissons nos amis les pique-assiettes et nous remettons en marche pour les Chutes du Carbet. Il s'agit en fait de 3 chutes d'eau :

- la 1ère chute et aussi la plus éloignée mesure 115m de haut. On y accède après une randonnée d'environ 1h30 mais seulement avec un départ du centre d'accueil avant 13h.

- la 2ème chute est la plus proche et la plus accessible, seulement 30mn de marche sur un sentier aménagé depuis le centre d'accueil. Elle mesure 110m de haut.

- la 3ème chute ne mesure que 20m de haut mais possède un débit impressionnant. Elle est interdite d'accès depuis 2008 suite à un éboulement.

Comme il est déjà 13h30 passées quand nous nous présentons à l'accueil (entrée 2€ par personne), nous ne sommes pas autorisés à nous rendre à la 1ère chute pour des raisons de sécurité. Nous nous contenterons donc de la seconde chute.

La petite marche pour accéder à la chute se fait au milieu d'une nature luxuriante. Un magnifique lézard nous observe même depuis son panneau.

Lézard aux Chutes du CarbetLézard aux Chutes du Carbet
Lézard aux Chutes du Carbet

Lézard aux Chutes du Carbet

Quelques mètres après l'accueil, une percée dans la jungle nous offre un point de vue sur les chutes. C'est assez impressionnant.

La 1ère et la 2ème chutes du Carbet

La 1ère et la 2ème chutes du Carbet

Après une petite demi-heure de marche, nous arrivons au point d'observation de la 2ème chute. Et là, quelle déception! Depuis le tremblement de terre de 2004 et les pluies diluviennes de 2005, il n'est plus possible d'approcher la chute pour des raisons de sécurité. Néanmoins, le point de vue aménagé en retrait est gâché par la végétation exubérante. Il suffirait d'un peu d'entretien régulier et de taille de la part du parc pour rendre l'endroit exceptionnel. Dommage!

Bon en se contorsionnant, nous avons quand même réussi à faire une photo correcte.

Deuxième chute du Carbet

Deuxième chute du Carbet

Peut-être est-ce parce que nous n'avons pas eu de chance ou juste parce que nous avons commencé par la Cascade Paradis que les Chutes du Carbet nous ont déçus.

Nous finissons donc la journée en bémol. En plus, c'est notre dernier soir aux Calebassiers et nous n'avons pas envie de partir. Ce soir, il faudra trouver le courage de refaire nos valises pour changer de côté de l'île pour notre 2ème semaine de vacances. C'est d'ailleurs en essayant d'organiser nos bagages que nous avons fait une petite photo souvenir de nos emplettes de rhum à mi-parcours ;-) A votre santé !

Notre tableau de chasse au bout d'une semaine de vacances

Notre tableau de chasse au bout d'une semaine de vacances

 

Samedi 14 mars 2015

Nous consacrons la matinée à ranger et nettoyer notre bungalow avant la restitution des clés prévue à 11h. On décide quand même de s'offrir un dernier bain dans la piscine avant de partir, histoire de savourer pleinement nos derniers instants ici. Eric, le propriétaire vient nous offrir un petit punch et nous propose de retarder notre départ vers 13h pour nous permettre de manger tranquillement sur notre terrasse. Génial!

A 13h, comme promis, nous voilà en route pour Sainte Anne où nous attend notre studio.

Nous profitons des quelques heures que nous avons devant nous pour nous arrêter à toutes les plages qu'on trouve sur notre chemin avec mention spéciale pour Anse Rifflet et Anse La Perle!

A 16h, nous sommes comme convenu à Sainte Anne mais notre logeur n'est pas disponible avant une bonne heure alors on erre dans les rues de la ville. C'est bondé car il y a une course pédestre organisée. Difficile donc de se garer et de circuler. On a vraiment l'impression d'être au Cap d'Agde en plein mois d'août et ça, ça ne nous fait vraiment pas rêver.

Malheureusement ce ne sera pas la seule déception de la journée car le beau studio sur l'annonce s'avère avoir de nombreux défauts : odeur de moisi, pas de WIFI, sommier cassé. Bref c'est un peu la douche froide après les Calebassiers. Heureusement, les propriétaires qui occupent la maison juste au-dessus ont à coeur de bien recevoir et vont essayer de nous trouver des solutions avec plus ou moins de succès. On retiendra que c'est l'intention qui compte ;-)

Notre studio à Sainte Anne

Notre studio à Sainte Anne

Dimanche 15 mars 2015

Aujourd'hui direction la Pointe des Châteaux via la côte et les plages de Grande-Terre.

Nous faisons notre 1er arrêt à la plage de Bois Jolan. Elle est superbe! Mais nous sommes loin d'être seuls ici car les guadeloupéens viennent en famille pour le barbecue du dimanche. Ca sent le poulet grillé de tous les côtés. Humm!

Plage de Bois Jolan
Plage de Bois Jolan

Plage de Bois Jolan

En repartant, nous croisons un véhicule sorti d'une autre époque...

Un char à boeufs sur la route du Bois Jolan

Un char à boeufs sur la route du Bois Jolan

Nous arrivons à la Pointe des Châteaux à l'heure du repas de midi. Nous nous installons donc à l'ombre des palétuviers pour pique niquer avec vue sur la mer. Il y a pire comme endroit ;-)

Bon par contre, autant vous le dire tout de suite, la Pointe des Châteaux est le site touristique le plus visité de Guadeloupe alors vous ne serez pas seuls.

La plage de la Pointe des Châteaux

La plage de la Pointe des Châteaux

Quand le soleil est au plus haut dans le ciel et cogne bien, on se lance à l'assaut de la croix de la Pointe des Châteaux. On a le chic pour toujours attaquer une promenade au plus mauvais moment ou alors on est masos ! Bref, on transpire, on brule, tout va bien ! Mais le spectacle en vaut la peine. Au large, on distingue même l'île de la Désirade.

La Pointe des Châteaux
La Pointe des Châteaux

La Pointe des Châteaux

De retour au parking, on s'offre un sorbet coco (2€) chez Jeannette. C'est frais, ça fait du bien!

Vous trouverez ce genre de stands sur toutes les plages de la Guadeloupe, chacun se vantant de faire le meilleur sorbet coco de l'île.

Jeannette prépare ses sorbets coco à la sorbetière traditionnelle

Jeannette prépare ses sorbets coco à la sorbetière traditionnelle

Sur la route du retour une maison créole nous attire l'oeil. On s'arrête faire quelques photos et nous découvrons qu'il s'agit en fait d'un musée-boutique. Sur le parking, nous reconnaissons immédiatement une oeuvre de François Piquet. L'entrée du musée est de 2€ par personne alors on se laisse tenter. La visite se révèle bien intéressante. On découvre, au travers d'objets du quotidien, ce que fut la vie des guadeloupéens au fil des siècles.

Kréol West Indies et son musée

Kréol West Indies et son musée

Une des oeuvres de François Piquet "Les archipels du moi"

Une des oeuvres de François Piquet "Les archipels du moi"

Après cette jolie découverte, nous reprenons la route. A mi-chemin entre Saint François et Le Moule, sur la droite de la N5, se dresse la Maison Zévallos. Cette habitation coloniale, construite en 1870, est une ancienne exploitation agricole sucrière. Aujourd'hui inhabitée, la maison fascine quiconque s'approche des grilles. De nombreuses légendes circulent sur cette habitation, certaines semblent plus crédibles que d'autres mais après tout dépend des croyances de chacun. En voici une liste non exhaustive :

- les charpentes métalliques de la maison sortiraient des ateliers Eiffel

- la maison serait hantée : la nuit des bruits de chaines et des cris de douleurs se feraient entendre et certains objets se déplaceraient même tous seuls. Cette légende serait née suite au drame qu'a vécu une des premières familles de la maison. La fille des propriétaires tombe amoureuse d'un des esclaves de son père et se retrouve enceinte. Le père furieux fait exécuter l'esclave. Sa fille, anéantie de chagrin, se suicide en se défenestrant de sa chambre. Les esclaves se révoltent alors massivement contre leurs maîtres et les tuent. Les fils de ces derniers reviennent les venger en éliminant les esclaves un par un à l’intérieur de la maison et dans le jardin.

- l'herbe autour de la maison ne pousse presque pas

Ca fait froid dans le dos tout ça....

Maison Zévallos

Maison Zévallos

Nous bifurquons quelques kilomètres plus loin sur la gauche pour aller voir la sucrerie Gardel. Il semblerait qu'elle se visite pendant la saison de récolte de la canne à sucre (soit de février à juin environ). Nous allons donc nous renseigner. Malheureusement, en bon vacanciers que nous sommes, nous avons oublié que nous sommes dimanche et donc que tout est fermé. Raté! Il faudra revenir. Par contre, il est vivement conseillé de réserver car il n'y a que 3 visites guidées par jour, ce qu'évidemment nous n'avons pas fait.

Accueil et boutique de la sucrerie Gardel

Accueil et boutique de la sucrerie Gardel

Il est déjà 16h passées, nous décidons de rentrer au studio tranquillement.

 

Lundi 16 mars 2015

Comme toutes les nuits depuis notre arrivée en Guadeloupe, il a plu. La terrasse non protégée est détrempée, nous ne pouvons encore pas prendre notre petit déjeuner dehors. Les boules!

Du coup, on avale vite fait notre café et quelques gâteaux sur le bord du lit et en route! Direction Morne à l'Eau et son cimetière classé. Disposé en amphithéâtre, ce cimetière a pour particularité ses caveaux en damiers noir et blanc très photogéniques (1800 environ). C'est peut-être étrange à dire mais je trouve ce cimetière superbe. Il est gai.

Cimetière de Morne à l'Eau
Cimetière de Morne à l'Eau

Cimetière de Morne à l'Eau

Ce qui surprend le plus quand on se promène dans les allées de ce cimetière ce sont les caveaux, construits comme de vraies petites maisons. Ils ont même des portes fenêtres! Certaines familles vont jusqu'à faire appel à des architectes pour construire leur dernière demeure.

Ici l'expression "laissons les morts reposer en paix" n'est pas applicable car le cimetière est animé, vivant si j'ose dire. Alors laissons les morts vivre dans l'au-delà ;-)

Notre prochaine étape ne se trouve qu'à quelques kilomètres plus au nord : Petit Canal. C'est ici que débarquaient les esclaves. On peut encore gravir l'escalier édifié par les esclaves. Chaque marche irrégulière porte le nom des différentes ethnies qui ont été importées durant la traite des esclaves. En bas de l'escalier, un tam-tam a été installé en hommage à ce passé peu glorieux.

L'escalier des esclaves à Petit Canal

L'escalier des esclaves à Petit Canal

Notre prochain saut de puce, nous mène ensuite à Port Louis. Ce village de pêcheur a été notre vrai coup de coeur de la semaine. Il règne comme une douceur de vivre ici. On est immédiatement comme transporté.

Port Louis
Port Louis
Port Louis
Port Louis

Port Louis

Nous ne sommes quand même pas venus ici par hasard. Nous voulons réserver une plongée pour le lendemain avec Gwadive (http://plongerengwada.wix.com/gwadive). En attendant que le centre ouvre à 13h, nous allons déguster notre pique nique sur la Plage du Souffleur. Idyllique!

Ici, on retrouve un peu les plages paradisiaques et intimistes de Basse-Terre. Le tourisme de masse de Sainte Anne est loin derrière nous. Ouf!

Plage du Souffleur à Port Louis
Plage du Souffleur à Port Louis

Plage du Souffleur à Port Louis

A 13h, nous rencontrons Olivier de Gwadive. Le contact est super bon. Nous convenons d'une sortie de 2 plongées (65€ les 2 plongées par personne) pour le lendemain matin. Rendez-vous est pris pour 9h ;-)

Nous continuons notre progression vers le nord de l'île en longeant la côte.

A Anse Bertrand, nous découvrons un petit cimetière en bord de mer qui ressemble beaucoup à celui de Morne à l'Eau.

Cimetière d'Anse Bertrand

Cimetière d'Anse Bertrand

Puis arrive Anse Laborde. Cette plage est tout simplement superbe mais malheureusement la baignade est interdite en raison des violents courants sous-marins. Dommage, elle faisait envie!

Anse Laborde

Anse Laborde

Il est temps de filer plein nord jusqu'à La Pointe de la Grande Vigie. Depuis ces falaises de calcaires hautes de 80m, on a comme l'impression d'avoir été catapultés en Bretagne ou Normandie. Il parait que par beau temps on peut apercevoir la Désirade, Montserrat ou encore Antigua... Il faisait beau et nous n'avons rien vu au large. Pfff!

Par contre, nous avons bien vu le Rocher de la Tortue. En ce qui me concerne je voyais plus un crocodile, d'autres un iguane, c'est comme avec les nuages chacun voit la forme que son imagination lui dicte ;-)

Le Rocher de la Tortue

Le Rocher de la Tortue

La redescente via la côte Est va se faire en version accélérée car nous voulons absolument être à la Sucrerie Gardel à 16h pour le départ de la visite guidée.

Nous prenons juste le temps d'immortaliser le panorama de cette côte déchiquetée et de faire un micro arrêt à Anse Maurice.

Panorama de la côte déchiquetée au sud-est de la Pointe de la Grande Vigie

Panorama de la côte déchiquetée au sud-est de la Pointe de la Grande Vigie

Anse Maurice

Anse Maurice

A 16h pétantes nous sommes à la Sucrerie Gardel 

Bon timing ;-)

On enfile fissa nos baskets (chaussures fermées obligatoires pour rentrer sur le site de production), on s'acquitte des frais d'entrée (8€ par personne) avant de chausser nos superbes casques de chantier bleus. On est prêt ! On fera l'impasse sur notre look plus que risible ;-)

On suit alors le guide pendant environ 1h à travers les différents processus de fabrication du sucre, c'est très intéressant. Si vous voulez en savoir plus sur les étapes de fabrication et autres, allez faire un tour sur leur site internet : http://www.gardel.fr/index.php

Pour la petite histoire, en 1881, la Guadeloupe comptait encore 24 usines sucrières. Aujourd'hui, il n'en subsiste plus que 2 : 1 à Marie Galante et 1 sur Grande-Terre (l'usine Gardel).  Alors la visiter est un privilège pour nous. Et pour le coup, nous n'avons pas manqué de chance car l'usine venait de se mettre en route depuis quelques jours seulement.

Arrivée et triage et de la canne à sucre

Arrivée et triage et de la canne à sucre

Machinerie de la sucrerie Gardel
Machinerie de la sucrerie Gardel
Machinerie de la sucrerie Gardel

Machinerie de la sucrerie Gardel

Sur la route du retour, nous croisons quelques vieux moulins. Certains sont en piteux états, envahis par des figuiers maudits, d'autres sont en cours de rénovation. Ils font partie du patrimoine de la Guadeloupe. En effet, dans les années 1820 - 1830, la Guadeloupe comptait près de 240 moulins de 3 types différents : les moulins à vent, les moulins à traction animale et les moulins à eau. Ils servaient tous à broyer la canne pour fabriquer le sucre.

Un moulin à vent en cours de rénovation

Un moulin à vent en cours de rénovation

Mardi 17 mars 2015

Nous arrivons avec une demi-heure d'avance à Port Louis. On a préféré voir large car, aux Antilles, on ne sait jamais trop combien de temps le trajet va prendre.

Nous sommes assez vite rejoints par un autre couple puis Olivier. Aujourd'hui, nous allons avoir une matinée plongée presque privative. Cool!

Une fois les formalités réglées, nous nous rendons sur le port de pêche pour charger le bateau. Nous sommes loin des usines à bulle de certains endroits où tout est déjà chargé, organisé, minuté.... Ici, c'est version familiale, tout le monde participe. Perso, je préfère, c'est plus convivial.

Une fois en mer, Olivier nous détaille les différents spots possibles et nous laisse choisir. Nous optons pour "l'épave du Cessna" en 2ème plongée et lui faisons confiance sur le choix de la 1ère.

Nous plongeons donc sur "L'oeil", une arche sous-marine au milieu d'un jardin d'éponges et de coraux. Une belle plongée avec beaucoup de petits poissons.

L'oeil

L'oeil

Diodon

Diodon

La seconde plongée sur l'épave du Cessna (23m de fond) était tout aussi riche en poissons avec de superbes spécimens de poissons lions et des barracudas. Un vrai bonheur!

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, cet avion ne s'est pas abîmé en mer. En fait, un matin de 1999, il s'apprête à décoller de l'aérodrome de Capesterre-Belle-Eau pour effectuer un vol d'épandage mais il rate son décollage et finit en bout de piste au milieu de la bananeraie. Le comble! L'épave a d'abord été dépolluée avant d'être immergée en 2000 par Olivier afin de créer un récif artificiel et un joli spot de plongée. Le malheur des uns fait le bonheur des autres ;-)

L'épave du Cessna
L'épave du Cessna

L'épave du Cessna

Poisson Lion sous l'aile du Cessna

Poisson Lion sous l'aile du Cessna

Barracuda

Barracuda

Baliste

Baliste

Il est temps de revenir à la surface

Il est temps de revenir à la surface

A 13h nous sommes de retour au port. Après avoir déchargé le bateau, Olivier nous offre une bière au bar. Petit moment convivial pour clore cette superbe matinée plongée. Merci Olivier pour ta gentillesse, ta patience et ton amour de la plongée. Ca fait du bien.

Tiraillés par la faim, nous partons assez vite à la recherche d'un petit restau près à nous servir à 14h. Nous trouvons notre bonheur au Théololo. Un vrai coup de coeur ce restaurant! Au menu des plats savoureux et copieux comme les ouassous au rhum-coco ou encore les crêpes aux bananes flambées, le tout accompagné d'un service d'une gentillesse extrême. La meilleure table de tout notre séjour en Guadeloupe et de loin.

Nous quittons Port Louis et sa douceur de vivre vers 16h. Nous mettons cap sur Le Moule car nous voulons trouver d'autres oeuvres de François Piquet. Pari tenu ;-)

Quelques oeuvres de François Piquet dans les rues du Moule
Quelques oeuvres de François Piquet dans les rues du Moule
Quelques oeuvres de François Piquet dans les rues du Moule

Quelques oeuvres de François Piquet dans les rues du Moule

Qu'il y a-t-il d'autre à proximité du Moule? Je vous le donne en mille.... une distillerie! (http://damoiseau.fr/fr/)

Donc vu qu'on est dans le coin, autant aller goûter les produits Damoiseau ;-) La visite de la distillerie est gratuite et libre. Par contre, c'est une véritable usine et pas que de canne à sucre... de touristes aussi! Ils débarquent par bus entiers, envahissent la minuscule boutique et repartent après l'avoir dévalisée. Alors, si comme nous, vous voulez goûter les produits Damoiseau c'est raté car ici il n'y a pas de place à la dégustation. Les produits se vendent tout seuls, juste grâce à leur notoriété alors pourquoi s'embêter à faire goûter? Bien dommage. Néanmoins, avec un peu de patience et de persévérance, on finira par trouver quelqu'un qui nous fera goûter 1 micro verre de rhum blanc et 1 autre ambré, pas plus. Pas de quoi nous enthousiasmer. On tente alors le tout pour le tout en achetant une bouteille de rhum vieux 8 ans d'âge, vieilli en fût de cognac, histoire de s'offrir un grand rhum. On verra bien en rentrant si on a bien fait de l'acheter.

(Maintenant je peux le confirmer : ce rhum est une merveille!!!)

Distillerie Damoiseau
Distillerie Damoiseau
Distillerie Damoiseau

Distillerie Damoiseau

Mercredi 18 mars 2015

Aujourd'hui, nous allons passer la journée sur Basse-Terre. Tout commence donc avec les interminables bouchons entre Gosier et Pointe à Pitre. Il nous faudra le double du temps pour rejoindre le point de départ pour le Saut de la Lézarde.

On avait tenté une 1ère fois de trouver la route de ce fameux Saut de la Lézarde lors de la visite de Basse-Terre mais sans succès. Il fallait réessayer! Et cette fois, nous y sommes arrivés! Youpi! Pas simple quand même car les panneaux sont quasi inexistants et noyés sous la végétation et la mousse.

Une fois garés sur le parking d'un bâtiment abandonné, on hésite un peu. L'endroit ne semble pas très engageant. Tant pis, on n'a pas fait tout ce chemin pour abandonner si près du but alors en route! A peine quelques mètres et c'est déjà le bain de boue. Le chemin est détrempé par les pluies de ces derniers jours, ça glisse dans tous les sens. On s'accroche aux branches et on progresse doucement. Un peu la sensation de faire Kho Lanta sur le coup...

Le chemin qui mène au Saut de la Lézarde

Le chemin qui mène au Saut de la Lézarde

Au bout de 45mn de descente périlleuse, nous arrivons à la cascade. C'est superbe! Peu de touristes ont eu le courage de descendre jusque-là dans de telles conditions alors nous pouvons jouir de ce lieu magique en toute intimité.

Le Saut de la Lézarde
Le Saut de la Lézarde

Le Saut de la Lézarde

La rivière à la sortie de la cascade

La rivière à la sortie de la cascade

Après un petit bain rafraichissant, nous repartons à l'assaut du chemin boueux. La montée est tout aussi difficile. On arrive à la voiture dans un état pitoyable. C'est pas bien grave cette après-midi on fait une sortie en mer ;-)

Nous prenons notre repas dans un petit resto de bord de route à Sainte Rose : Le Boukané C'est simple et pas cher, ça nous convient parfaitement.

A 13h, nous sommes, comme prévu, au point de départ des excursions pour le Grand Cul-de-Sac Marin. Nous avons réservé la sortie à la demi-journée (35€/personne) avec Blue Lagoon (http://www.guadeloupe-excursion.com/). Nous sommes une dizaine dans un petit bateau à fond plat piloté par Jean Eudes. Il nous emmène découvrir la faune et la flore de cette réserve naturelle de 15 000 hectares. Un endroit paradisiaque! Pendant près de 5h, nous allons en prendre plein la vue : de la mangrove, des ilets, de l'eau turquoise, des palmiers, des coquillages, des oiseaux....Plein de découvertes et des images dignes de cartes postales dans la tête! Seul petit bémol : le côté un peu GO du Club Med de Jean Eudes, on n'adhère pas trop avec ce genre d'humour. Mais mis à part ça, c'est une excursion à ne pas manquer!

Quelques palétuviers disséminés dans le Grand Cul-de-Sac Marin

Quelques palétuviers disséminés dans le Grand Cul-de-Sac Marin

L'îlet Blanc

L'îlet Blanc

Quelques habitants de la réserve : un lambi, une étoile de mer, un oursin blanc et un bernard l'hermite
Quelques habitants de la réserve : un lambi, une étoile de mer, un oursin blanc et un bernard l'hermiteQuelques habitants de la réserve : un lambi, une étoile de mer, un oursin blanc et un bernard l'hermite
Quelques habitants de la réserve : un lambi, une étoile de mer, un oursin blanc et un bernard l'hermite

Quelques habitants de la réserve : un lambi, une étoile de mer, un oursin blanc et un bernard l'hermite

La mangrove
La mangrove

La mangrove

La Rivière Moustique
La Rivière Moustique

La Rivière Moustique

Un nid de colibri au-dessus de la Rivière Moustique

Un nid de colibri au-dessus de la Rivière Moustique

Après la découverte de ce petit coin de paradis, nous prenons la direction de la barrière de corail pour une halte snorkeling.

Je ne pense pas que ce soit le cas de toute la barrière du Grand Cul-de-Sac Marin mais la majorité des coraux étaient morts où nous avons plongé. Dommage! Cela ne nous a quand même pas empêché d'observer quelques beaux spécimens de poissons dont notre préféré : le poisson coffre.

Petit poisson coffre de la barrière de corail

Petit poisson coffre de la barrière de corail

Pour clore cette après-midi en beauté, Jean Eudes nous débarque sur l'îlet Blanc pour admirer le coucher de soleil un verre de planteur à la main. Le pied! Face à nous la Guadeloupe et ses reliefs.

NB: l'îlet Blanc est une aire de ponte pour les Sternes, il est donc strictement interdit de s'en approcher à moins de 100m et encore moins de débarquer de mai à août, période de reproduction de ces oiseaux.

Sainte Rose et la Guadeloupe depuis l'îlet Blanc

Sainte Rose et la Guadeloupe depuis l'îlet Blanc

En repartant, nous nous approchons de l'îlet voisin, sorte d'HLM à oiseaux. Ici, des aigrettes, des pélicans, des hérons, des frégates s'entassent à la nuit tombée. Vacarme impressionnant!

L'îlet Oiseaux
L'îlet Oiseaux

L'îlet Oiseaux

Une frégate

Une frégate

Il fait presque nuit noire quand nous arrivons au port de Sainte Rose. Quelle journée!

La route du retour est difficile, les yeux nous piquent de fatigue, le sel nous gratte sur tout le corps. On rêve d'une bonne douche et de notre lit surtout que demain nous tentons notre chance pour l'ascension de la Soufrière. La météo semble nous offrir une fenêtre et puis c'est un peu notre dernière chance avant le départ alors on croise les doigts.

 

Jeudi 19 mars 2015

A 6h30, nous sommes debout, prêts à gravir des montagnes. Bon OK, une seulement mais pas n'importe laquelle : La Soufrière ! Son sommet, appelé La Découverte, culmine à 1 467 mètres d'altitude et domine tout Basse-Terre. C'est le plus haut sommet de la Guadeloupe et des Petites Antilles.

Nous prenons la direction de Basse-Terre (la ville) puis Saint Claude pour accéder à La Soufrière. Après les 2h d'embouteillages obligatoires au Gosier, nous arrivons à destination; il est presque 10h. Normalement, il vaut mieux se mettre en route tôt le matin pour monter à la fraîche mais on ne se sentait pas le courage de mettre le réveil à 4h. On est en vacances quand même! De toute manière, c'est un peu "gorille dans la brume" ici. Le brouillard nous encercle, nous sommes trempés en quelques secondes. La montée s'annonce difficile.

Carte de La Soufrière

Carte de La Soufrière

En novembre 2004, le séisme qui secoue La Soufrière cause de gros éboulements sur la D11. La route, seul accès aux véhicules jusqu'au parking de la Savane à Mulets (à 1142m) est alors interdite. Depuis cet évènement, le départ de la randonnée se fait à partir du parking des Bains Jaunes. Malheureusement, ce parking étant minuscule, on doit se garer le long de la route d'accès, rallongeant d'autant plus la randonnée. Et en arrivant à 10h, autant vous dire qu'on est garé loin, très loin, du parking... Déjà que 500m de dénivelés nous attendent en 2h de marche... Espérons au moins que le temps va se lever pour qu'on puisse un peu profiter de la vue.

Nous débutons la randonnée par un sentier entièrement pavé qui grimpe à travers la végétation luxuriante : la trace du Pas du Roy. Après 180m de dénivelé et quelques 20 minutes de marche, nous arrivons au parking de La Savane à Mulets. La Soufrière est toujours nimbée de nuages.

La D11 qui mène à La Savane à Mulets

La D11 qui mène à La Savane à Mulets

C'est là que les choses sérieuses commencent : il nous reste un peu plus de 300 m à monter pour arriver au sommet du volcan via le Chemin des Dames. Et ca grimpe sec!

De temps en temps, une percée dans les nuages nous laisse entrevoir le paysage. C'est superbe!

Le panorama
Le panorama

Le panorama

Au cours de l'ascension, nous passons devant l'éboulement Faujas causé par une éruption phréatique en 1798. Le décor change alors du tout au tout : la végétation (sphaignes, fougères arborescentes, ananas montagnes, siguine blanche...) est très riche et colorée.

L'éboulement Faujas

L'éboulement Faujas

Explosion de couleurs sur les parois de l'éboulement

Explosion de couleurs sur les parois de l'éboulement

Soudain, un grondement sourd résonne dans le brouillard. On tend l'oreille. Le grondement se rapproche. Je reconnais alors le bruit d'un hélicoptère. Il tente d'atteindre le sommet de La Soufrière et nous passe juste au-dessus de la tête. C'est la sécurité civile. Généralement c'est pas bon signe, une personne a du se blesser pendant l'ascension et nécessite une évacuation par hélicoptère. La montagne ça ne pardonne pas.

Opération de secours

Opération de secours

Nous arrivons enfin à la bifurcation vers le Col de l'Echelle à gauche ou vers le sommet de La Soufrière à droite. Le brouillard et les fougères arborescentes nous font penser à "Jurassic Park". Allez, dernière ligne droite! Nous attaquons les 100 derniers mètres de dénivelés mais c'est aussi les plus pentus. A certains endroits ça ressemble plus à de l'escalade qu'à de la randonnée.

Paysage de Jurassic Park

Paysage de Jurassic Park

Au fur et à mesure de l'ascension, le sommet semble se dégager peu à peu, comme si nous passions au-dessus des nuages.

Le sommet se dévoile peu à peu

Le sommet se dévoile peu à peu

Nous laissons la brume derrière nous

Nous laissons la brume derrière nous

Arrivés sur le plateau sommital, le vent nous fouette le visage. Il fait froid. Rien à voir avec l'atmosphère chaude et humide de l'ascension.

Malgré le froid, une sorte d'euphorie nous envahit : nous l'avons fait! Nous y sommes!!! Youhou! Nous venons de gravir le plus haut sommet des Petites Antilles!

Difficile tout de même de se rendre compte que nous sommes au sommet d'un volcan très dangereux tellement le paysage est verdoyant. Et pourtant il s'agit bien d'un volcan actif de type péléen (explosif à nuées ardentes), actuellement à l'état de repos éruptif. A son sommet, il n’y a pas de véritable cratère, mais plusieurs bouches éruptives, des gouffres d’où s’échappent des vapeurs de soufre et des entailles profondes.

Nous entreprenons de faire le tour du volcan pour mieux observer tous ces phénomènes.

Vue générale prise depuis le sommet La Découverte

Vue générale prise depuis le sommet La Découverte

Quelques fumerolles au sommet de La Soufrière
Quelques fumerolles au sommet de La Soufrière

Quelques fumerolles au sommet de La Soufrière

Le Gouffre Dupuy

Le Gouffre Dupuy

Le Gouffre Tarissan est peut-être le plus impressionnant de tous. Cet étroit conduit d’environ 15 mètres sur 8 mène 90m plus bas à un lac dont l'eau est à 98°c et le PH proche de zéro.

Il tiendrait son nom d’un vétérinaire du XIXème siècle tombé dans ses entrailles à cause de sa trop grande curiosité.

Depuis la formation du dôme de lave au milieu du XVème siècle jusqu'à l'éruption de 1977, le gouffre a été actif à chaque éruption phréatique connue, émettant de grandes quantités de vapeur, de cendres et de rochers. Après cette dernière éruption de La Soufrière, le gouffre est redevenu inactif pendant près de 20ans. Depuis 1999, l’activité du gouffre s’est à nouveau accrue avec l’apparition de faibles émanations de vapeurs qui se sont progressivement amplifiées au point d’être actuellement un chaud et dense panache continu. Peut-être le signe d'une prochaine éruption? Il est donc fortement conseillé de ne pas approcher du Gouffre mais si la curiosité est trop forte il faut être très vigilent avec le sens du vent pour éviter les volutes de vapeur acides. On vous aura prévenu!

Le Gouffre Tarissan

Le Gouffre Tarissan

Quelques mètres après le Gouffre Tarissan, nous passons la Porte d'Enfer, gardée par la Guenon (le rocher en plein centre de la photo).

La Porte d'Enfer et la Guenon

La Porte d'Enfer et la Guenon

A la sortie de la Porte d'Enfer, nous découvrons le Piton Dolomieu, dont le sommet est à 1464m soit 3 m au-dessous de La Découverte. Il joue à cache-cache avec les nuages mais quand enfin la vue se dégage c'est superbe.

Le Piton Dolomieu

Le Piton Dolomieu

Nous terminons le tour du volcan par le sommet de La Decouverte. Malheureusement les nuages ont envahi le plateau et la vue est limitée. On patiente quelques minutes en espérant une éclaircie mais, trempés jusqu'aux os, notre volonté est vite oubliée. On redescend. Tant pis!

Sitôt passé en dessous du plateau sommital, on retrouve la moiteur tropicale. Ca fait du bien un peu de chaleur.

Nous avons fait le choix de redescendre par le même chemin qu'à l'aller, soit le Chemin des Dames. L'autre option via le Col de l'Echelle est plus longue et notre pique nique nous attend dans la voiture ;-)

Nous découvrons le Rocher de la Vierge que nous avions raté lors de l'ascension, bien trop occupés à souffrir! lol

Le Rocher de la Vierge

Le Rocher de la Vierge

Nous arrivons à la trace du Pas du Roy, il est presque 14h. Le soleil cogne fort désormais et nous apprécions l'ombre salvatrice de ce sentier. Nous croisons des randonneurs qui attaquent l'ascension, avec cette chaleur ils vont souffrir!

La trace du Pas du Roy et ses pavés ombragés

La trace du Pas du Roy et ses pavés ombragés

Nous sommes contents d'apercevoir les Bains Jaunes, signe que nous sommes arrivés. L'eau de ce petit bassin, alimenté par une source chaude provenant du système hydrothermal de la Soufrière, avoisine les 26°c. La baignade est donc très appréciée des randonneurs mais en ce qui nous concerne, la présence d'amibes dans le bassin nous a rebutés.

Les Bains Jaunes

Les Bains Jaunes

Après 4h de marche, 600m de dénivelés et presque 7km, nous voilà de retour à la voiture. Nous sommes lessivés au sens propre comme au figuré ;-)

Nous sommes ravis de trouver des vêtements secs dans la voiture pour nous changer. On avait prévu le coup!

Une fois le pique nique englouti, nous filons sur Vieux-Habitants avec l'espoir d'arriver à temps pour la dernière visite du jour du Domaine Vanibel (http://www.vanibel.fr/index.php?&lng=fr).

Le Domaine Vanibel se situe à 350m d'altitude. Pour y accéder, on emprunte une petite route qui serpente au milieu des montagnes offrant de très beaux points de vue sur la côte. Il appartient à la famille Nelson depuis les années 70 et se visite 2 fois par jour à 14h45 et 15h45 (8€/personne).

On avait tellement peur de ne pas arriver à temps que nous sommes au Domaine à 15h! On attend donc l'heure du départ de la prochaine visite sous l'arche de l'ancien aqueduc. Tout autour de nous poussent de superbes fleurs tropicales dont de magnifiques spécimens de roses de porcelaine.

Ancien aqueduc au Domaine Vanibel

Ancien aqueduc au Domaine Vanibel

Une rose de porcelaine et son garde du corps

Une rose de porcelaine et son garde du corps

La culture du café fait son apparition en Guadeloupe vers 1725. Il est alors considéré comme l'un des meilleurs cafés du monde. A cette époque, la production culminait aux alentours de 6000 tonnes alors qu'aujourd'hui elle se résume à une quinzaine de tonnes à peine. L'explication est simple : alors qu'il faut 5 ans à un pied de café pour atteindre sa maturité, 9 mois suffisent à un bananier. Le calcul est vite fait et petit à petit les cultures de café cèdent la place à des champs de bananiers. C’est aussi le cas du Domaine Vanibel. Mais en 1992, la famille Nelson décide d’y relancer la production de café en cultivant un café d’exception, le café "bonifieur". Le Domaine Vanibel est d'ailleurs l'un des fournisseurs de "café bonifieur" de Malongo.

A 15h45, nous retrouvons notre guide. Il s'agit du propriétaire des lieux, Joël Nelson. Il est aussi passionné que passionnant!

Pendant environ 1h, nous allons le suivre au coeur des plantations de café, de vanille et de bananes et découvrir les secrets de chaque culture. Nous débutons la visite par ce qui fait la renommée mondiale du Domaine Vanibel : le café.

Le domaine s'étale sur 10 hectares et la récolte du café se fait exclusivement à la main afin de ne récolter que les grains vraiment mûrs que l'on appelle "cerises". On est bien loin de la culture intensive de certaines grosses exploitations! Une fois les cerises récoltées, on procède au décerisage, opération qui consiste à retirer l’enveloppe extérieure de la cerise. On les fait ensuite fermenter entre 24 et 48h pour en développer les arômes et l’acidité. Les grains sont ensuite lavés à grande eau puis séchés au soleil dans des espèces de grands tiroirs pendant plus d’un mois. Une fois le grain séché, il faut encore en enlever la peau extérieure que l'on appelle la parche. On obtient alors le café vert qui n’a ni goût ni odeur. La dernière étape est la torréfaction, elle permet de révéler tous les arômes du grain de café.

La Bonifierie

La Bonifierie

Séchage du café parche
Séchage du café parcheSéchage du café parche

Séchage du café parche

La suite de la visite nous amène à la découverte de la vanille, plus exactement de la Vanille Bourbon, variété cultivée à Vanibel. On y apprend que cultiver la vanille n'est pas une activité de tout repos puisque la fleur de vanille doit être fécondée à la main pour produire une gousse de vanille. Et ce n'est pas tout! Cette manipulation doit avoir lieu entre 3 heures et 10 heures du matin lorsque la fleur est ouverte et avant qu’elle ne fane, et ceci jour après jour sur toute la période de floraison des plantes. Un vrai sacerdoce! 

Mais tout ce processus a une explication qui remonte au XVIème siècle. Petit flashback.

La vanille est une orchidée originaire du MexiqueLes Aztèques l'utilisaient alors pour parfumer le "cacao", une boisson composée de miel, de farine de maïs et de piment. Lorsque les conquistadors débarquent sur le Nouveau Continent, ils l'emportent dans leurs cales. Ainsi, elle arrive en 1516 à la cour espagnole sous le nom de "Vanilla" qui signifie "gousse" en Espagnol. En 1812, elle arrive enfin en France grâce à un jardinier nommé Milier qui l'utilise de façon ornementale. Puis, la vanille arrive à la Réunion le 26 juin 1819 avec le commandant Pierre-Henri Philibert Marchand, dans le but de diversifier les ressources de l'Ile. Mais si la vanille n'a aucune difficulté à pousser, elle a besoin d'un insecte particulier pour être fécondée et ainsi donner des gousses : l'abeille Mélipone que l'on ne trouve qu'au Mexique. Les plantes à la Réunion ne pouvaient donc pas donner ces précieuses gousses et la culture de cette orchidée ne donnait que de très faibles résultats. Cependant, en 1841, un miracle se produit. Un jeune esclave, Edmond Albius, découvre une technique de fécondation manuelle de la fleur. Grâce à une épine de bois, il déchire la membrane qui empêche les organes de la fleur de se rencontrer. La légende veut qu'Edmond, un jour où il était en colère contre ses maîtres, froissa une fleur de vanille dans sa main. C'est ainsi que la fleur se transforma quelques jours plus tard en gousse de vanille.

Pour plus de détails sur le long processus de traitement de la gousse de vanille, je vous invite à aller faire un tour sur l'article de "Lili en Polynésie pour son voyage de noces". A l'époque, nous avions visité une exploitation de vanille de Tahiti. Passionnant!

Joël Nelson nous explique la fécondation de la fleur de vanille

Joël Nelson nous explique la fécondation de la fleur de vanille

La 3ème et dernière partie de la visite nous conduit à l'ombre des bananiers. La famille n’a en effet pas complètement abandonné ces derniers puisqu'ils sont mis à profit pour faciliter la culture du café en leur procurant une ombre salvatrice et de l'humus. Sans oublier que les bananes ainsi récoltées sont offertes aux visiteurs du Domaine. Miam!

Contrairement aux apparences, le bananier n'est pas un arbre mais une plante géante, issue d'un rhizome (tige souterraine) d'où sortent les feuilles. Sa croissance est donc très rapide. A partir du 6ème ou 7ème mois, l'inflorescence apparaît. Elle pousse verticalement depuis le pseudo-tronc avant de se recourber et de pendre sous l’effet du poids. Elle est composée de spathes violacées qui se soulèvent les unes après les autres, se replient, tombent et laissent apparaître les fleurs. Les fleurs femelles apparaissent les premières, suivies des fleurs hermaphrodites, puis des mâles. Les longs ovaires se transforment alors en fruits (ou “doigts”) qui se redressent vers le ciel en quête de lumière. Le régime de bananes a ainsi trouvé sa forme définitive. Il pèse entre 20 et 25 kg. Dans les grandes exploitations bananières les régimes sont dissimulés sous de grands plastiques bleus afin de les protéger des insectes et des frottements des feuilles qui pourraient endommager l'aspect lisse dans bananes.

Différentes étapes de croissance de la banane
Différentes étapes de croissance de la banane

Différentes étapes de croissance de la banane

La visite se termine par une dégustation de café, agrémentée de quelques fruits de l'exploitation. Un délice!

Dégustation au Domaine Vanibel

Dégustation au Domaine Vanibel

Nous achetons quelques paquets de café avant de quitter le Domaine Vanibel.

La route est longue pour rentrer sur Sainte Anne. On s'arrête en route pour déguster un bokit (spécialité locale de sandwich frit) car pas le courage de cuisiner ce soir.

Il fait nuit noire quand nous arrivons enfin, exténués par cette journée mais ravis.

Un bokit

Un bokit

Vendredi 20 mars 2015

Ce matin c'est un vrai déluge qui s'abat sur Sainte Anne, normal on avait prévu une journée plage... Décidemment côté météo nous ne sommes pas trop gâtés pour la saison...

On décide de se rabattre sur la visite de Pointe-à-Pitre.

Sur le chemin, on en profite pour visiter le centre-ville du Gosier qui s'avère en fait sans aucun intérêt! La seule jolie chose ici c'est la vue sur l'Ilet du Gosier.

L'Ilet du Gosier

L'Ilet du Gosier

A Pointe-à-Pitre, nous mettons le cap sur le quartier du port. Comble de malchance, nous arrivons en même temps qu'un gigantesque ferry. C'est le bordel! Tout est bouché partout. C'est notre journée...

Après presque 45mn coincés dans les embouteillages, nous réussissons à nous extirper de cet enfer et trouvons à nous garer dans une ruelle. Nous allons enfin pouvoir commencer à visiter ce quartier pittoresque. De ci de là, de nombreuses maisons de style colonial qui se mêlent aux cases en bois et aux bâtiments en béton. C'est très hétéroclite. Malheureusement, nombres demeures sont abandonnées et dans un état de délabrement avancé. C'est dommage!

Le quartier de la Darse à Pointe-à-Pitre et ses maisons de tous les styles
Le quartier de la Darse à Pointe-à-Pitre et ses maisons de tous les styles
Le quartier de la Darse à Pointe-à-Pitre et ses maisons de tous les styles

Le quartier de la Darse à Pointe-à-Pitre et ses maisons de tous les styles

Le temps n'étant toujours pas clément, nous en profitons pour aller visiter le Musée Saint-John Perse (entrée 2€ par personne). Il se trouve dans la vieille ville de Pointe-à-Pitre qui est en fait le Quartier de la Darse. Il occupe l'ancienne maison des directeurs de la sucrerie Darboussier appelée aussi Villa Sousques-Pagès. Son architecture à ossature métallique rappelle celle de la Nouvelle-Orléans bien évidemment, mais surtout celle de la Maison Zevallos au Moule. Ce bâtiment a été classé Monument historique en 1979.

Bon, je ne vous cache pas que le seul intérêt, selon moi, de ce musée réside dans la demeure en elle-même et non dans ses expositions. En une demi-heure, nous en avions fait le tour, juste de quoi laisser le temps au soleil de faire son apparition ;-)

Le Musée Saint John Perse
Le Musée Saint John Perse

Le Musée Saint John Perse

En sortant, nous allons faire un tour au marché central, anciennement appelé marché Saint-Antoine. Sous cette grande halle métallique se trouvent de superbes étals colorés d'épices et de souvenirs de Guadeloupe en tous genres. C'est très joli mais ça sonne faux. Comme l'impression d'être dans un décor de théâtre érigé pour faire plaisir aux touristes fraîchement débarqués de leur ferry et qui n'ont que quelques heures devant eux pour visiter la Guadeloupe. Alors, comme ils n'ont pas le temps de voir la Guadeloupe, la Guadeloupe vient à eux, à gros renforts de clichés. Bref, j'adhère pas.

La halle du marché central

La halle du marché central

Nous poursuivons notre visite jusqu'au marché de la Darse en espérant trouver un côté plus authentique. Et en effet, c'est mieux même si le folklore est encore là. Nous achetons donc quelques fruits pour notre repas de midi et un petit sachet de préparation pour la sauce chien en souvenir.

Attention amis photographes! Les vendeuses n'apprécient pas être photographiées ainsi que leurs étals sans leur accord. Alors, un peu de respect! On demande avant.

Le marché de la Darse
Le marché de la Darse
Le marché de la Darse
Le marché de la Darse

Le marché de la Darse

Nous avons eu notre dose d'agitation et de touristes pour la journée, il est temps de rentrer sur Sainte-Anne et se trouver une belle petite plage pour terminer notre séjour.

Nous posons notre paréo sur une petite crique annexe de Petit-Havre. Nous sommes presque seuls. Merveilleux !

Petit-Havre
Petit-Havre

Petit-Havre

Avant que le soleil ne se couche nous décidons d'aller voir à quoi ressemble la plage la plus populaire et la plus connue de la Guadeloupe : La Caravelle. Ca serait dommage de quitter l'île sans au moins l'avoir vue. Comme nous ne sommes pas friands des bains de foule, nous avons repoussé ce moment au maximum mais il est temps d'aller nous confronter à nos congénères "zoreilles". Courage!

Certes la plage est magnifique, surtout avec la lumière rasante du coucher de soleil, mais elle représente tout ce que je n'aime pas : le tourisme de masse. Alors, on ne s'attarde pas trop : un petit bain, quelques photos et ciao ;-)

La plage de La Caravelle
La plage de La Caravelle

La plage de La Caravelle

Samedi 21 mars 2015

Dernier jour avant le retour. Les valises sont prêtes de la veille alors direction la plage pour terminer le séjour en beauté. Ce matin, nous misons sur la plage de Bois-Jolan. Quel pied!

La plage de Bois-Jolan
La plage de Bois-Jolan

La plage de Bois-Jolan

Malheureusement le temps passe beaucoup trop vite dans ces cas-là. C'est bizarre d'ailleurs cette force surnaturelle qui fait accélérer le temps quand on voudrait qu'il ralentisse et inversement, non?

A 12h, nous plions donc notre paréo pour la dernière fois. Et à 14h, nous rendons les clés de notre studio. Les vacances sont finies, direction l'aéroport.

Heureusement, on emmène un peu de Guadeloupe en bouteille pour prolonger le plaisir ;-)

 

 

Infos utiles :
Comme la Guadeloupe est un département français, rien de bien différent donc de notre quotidien. Petit rappel :
- Une CNI suffit sauf si vous projetez d'aller à Saint Martin ou dans d'autres îles des Antilles où l'on vous demandera un passeport
- Pensez à prendre votre permis de conduire car la voiture est vitale pour visiter l'île. Le prix de l'essence est le même dans toutes les stations de l'île donc pas la peine de chercher la pompe la moins chère
- La monnaie est l'euro
- Pas de vaccins ni de traitements spécifiques
- Présence de quelques moustiques ou yens-yens (moucherons qui piquent) mais cela reste supportable
- Décalage horaire de -6h en été et -5h en hiver par rapport à la métropole
- La meilleure période pour visiter la Guadeloupe s'étend de décembre à avril (période sèche). Les cyclones sont fréquents en août et septembre.
 
Recettes à boire :
* Ti-Punch. Rhum blanc, sirop de canne, citron vert.
* Planteur. Rhum, jus de fruits, sirop de canne, épices.
 
Recette à manger :
Le Bokit :
Ingrédients (pour 6 personnes) :
- 1 kg de farine
- 1 cuillère à soupe d'huile
- 40 g de margarine
- 1 sachet de levure chimique ou 1 pincée de bicarbonate de soude
- un peu d'eau
- 1 pincée de sel
- 1 demi-gobelet de lait
Préparation :
Verser la farine dans un saladier. Dans un autre saladier, mélanger la margarine, l'huile, la levure, l'eau, le sel et le lait. Verser le tout sur la farine. Mélanger et pétrir jusqu'à l'obtention d'une pâte ferme.
Laisser reposer environ 2h.
Avec la pâte faire des petites galettes en les aplatissant avec les mains.
Faire frire les galettes dans l'huile (5mn environ) puis les égoutter.

Couper les galettes en 2 et les garnir avec du jambon, du fromage, du poulet, des crudités, des œufs, de la morue, des saucisses.... au choix. Agrémenter en fonction de vos goûts de mayonnaise, ketchup, sauce au poivre, piment, épices...

Publié dans Iles Paradisiaques

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Mano 31/07/2016 00:26

En tant que guadeloupéenne, je voulais vous remercier pour votre belle image que vous donnez à la Guadeloupe, je demande à mes amis et a ma famille d’aller voir votre site pour avoir des idées de vacances
Je voulais vous remercier
Manoelle

lili en escales 31/07/2016 07:28

Merci beaucoup Manoelle! Votre message me va droit au coeur!!!

Krikri 13/06/2015 13:14

Bonjour Lili,

J'ai passé un bon moment au gré de tes escales.

En ce qui concerne la Guadeloupe, nous aurions presque pu nous croiser. Nous y avons séjourné aux mêmes dates ou... presque. Nous sommes allés à la Soufrière le 18 mars, et vous le 19. Apparemment, vous avez eu ce jour-là un temps un tout petit meilleur que nous, la veille.

Je vous souhaite d'excellents futurs voyages et notamment s'il se confirme un chouette séjour dans l'Ouest canadien !

lili en escales 15/06/2015 18:13

Merci ;-) C'est ce que j'avais vu sur ton blog. Le monde est petit finalement ;-)
Pour le Canada ça en prend bien le chemin!