Lili aux Philippines
(Séjour Plongée)
Les Philippines ce n'est pas la porte à côté!!! Pas moins de 11 000km à vol d'oiseau séparent la France des Philippines, soit près de 2 jours de voyage. En ce qui nous concerne, nous avons décidé de faire un petit stop à Hong Kong histoire de visiter la ville et faire un petit coucou à notre cousine qui vit là-bas (mais ça, c'est un autre article)
Revenons donc à nos moutons, les Philippines!
C'est un archipel de 7107 îles dont L'archipel est divisé en 3 zones géographiques : Luçon, les Visayas et Mindanao. Les îles s’étendent du nord au sud sur 1 800 km, et d’est en ouest sur plus de 1 100 km. Autant dire que lorsqu'on décide de partir aux Philippines, il faut faire des choix quant à sa destination de vacances. Les temps de trajet sont longs entre les îles et nécessitent parfois prendre plusieurs moyens de transport différents (bateau, bus, taxis, avion...) et/ou de transiter via Manille, la capitale.
Ne disposant que d'une dizaine de jours sur place, nous avons donc pris l'option de nous concentrer sur une seule île : Bohol.
Bohol fait partie de la région des Visayas. Avec ses 4800km², c'est la 10ème plus grande île des Philippines. Mondialement connue pour ses Chocolate Hills, c'est surtout pour ses fonds marins que Bohol, plus précisément sa presqu'île Panglao, nous a attiré.
Nous profitons des 3h de vol pour réviser notre histoire des Philippines. Petit résumé :
Fernand de Magellan, explorateur portugais voyageant pour le compte de l'Espagne, est le premier Européen à arriver aux Philippines, le 16 mars 1521. Il nomme alors les îles ainsi en l'honneur de l'Infant d'Espagne, le futur Philippes II d'Espagne.
Après plus de 3 siècles de colonisation espagnole, le peuple philippin se soulève en 1898 sous l'impulsion d'Emilio Aguinaldo. Les États-Unis encouragent alors le mouvement d'indépendance et se décident à intervenir militairement aux Philippines à l'appel d'Aguinaldo. Le 10 décembre 1898, le traité de Paris met fin au conflit. L'Espagne cependant n'accorde pas l'indépendance aux Philippines mais les vend aux États-Unis pour 20 millions de dollars. La colonisation dès lors se poursuit sous le joug d'un nouveau maître. C'est pourquoi, dès le 4 février 1899, une nouvelle guerre oppose les indépendantistes philippins aux États-Unis. Plus d'un million et demi de Philippins perdent la vie dans cette guerre où les Américains commettent de nombreux massacres. Commence alors une période intensive de déshispanisation au profit d'une anglicisation de la culture. En 1935, les Etats-Unis accordent au Commonwealth des Philippines un statut de semi-autonomie destiné à accompagner le pays vers son indépendance. À partir de cette date, un président élu les représente au niveau international. Le 1er est Manuel L. Quezon, qui a donné son nom à l'une des villes de l'agglomération de Manille, actuellement la plus grande ville du pays.
En 1942, lors de la Seconde Guerre Mondiale, le pays passe sous occupation japonaise, les mouvements de résistance sont très actifs et la répression japonaise féroce. Les forces d'occupation commettent de nombreuses atrocités dont la marche de la mort de Bataan (environ 20 000 morts) et le massacre de Manille en février 1945, où plus de 100 000 civils trouvent la mort. Le général Douglas Mc Arthur, qui n'avait pas réussi pas à repousser l'invasion japonaise et avait dû fuir en Australie en abandonnant ses hommes, prend sa revanche en 1944-1945 et libère l'archipel. Le pays obtient son indépendance le 4 juillet 1946.
Plongés dans l'histoire des Philippines, le vol est vite passé. Déjà, l'hôtesse annonce l'arrivée à Cebu.
A 12h40, nous débarquons. Les formalités de police sont assez vite expédiées. Nous récupérons nos bagages rapidement et sortons attraper un taxi pour rejoindre le port de Cebu City. Comme me l'avaient indiqué certains confrères blogtrotters, dès la sortie de l'aérogare nous sommes sollicités par de faux chauffeurs de taxi. Nous poursuivons sur la droite pour rejoindre la station de taxi officielle (celle où sont garés les taxis blancs de l'aéroport et les jaunes de la ville). Nous montons dans un taxi blanc. Le chauffeur met en route le compteur sans qu'on lui demande. Un bon point ;-) La circulation est dense dans Cebu City, mais notre chauffeur réussit à nous déposer à temps pour prendre notre ferry de 14h pour Tagbilaran. La course nous aura coûté 250Pesos (5€).
Nous nous acquittons des 25Pesos par personne de taxe portuaire avant d'accéder aux comptoirs d'enregistrement d'Ocean Jet (http://www.oceanjet.net/). Nous découvrons que les bagages enregistrés sont en supplément (100Pesos par bagage). Heureusement que nous avions retiré un peu d'argent en arrivant à Cebu.... Nous embarquons dans la foulée, les places sont numérotées comme dans les avions.
Nous larguons les amarres à 14h piles! Qui a dit qu'aux Philippines la ponctualité n'était pas leur spécialité???
J'avais peur d'être malade à bord, enfermée dans la cabine, mais le bateau est super stable. J'arrive même à bouquiner! Bon pas très longtemps tout de même car le film projeté en cabine est plein tube. Après 2 heures de traversée sans encombre, nous apercevons le port de Tagbilaran.
Le débarquement est efficace et nous récupérons rapidement nos bagages sur le quai. La chaleur est écrasante. C'est la 1ère fois qu'on a cette sensation de brûlure par le soleil... va falloir penser à bien se crémer pendant ce séjour!
Nous attendons notre taxi à l'ombre. Il est un peu en retard et j'avoue que cela m'agace. J'ai hâte d'être posée à l'hôtel, tranquille. Ce que nous ne savons pas encore, c'est que le studio que nous avions réservé à Alumbung Tropical Living a été donné à une autre personne. Sylvie, la gérante, nous propose donc un surclassement gratuit dans la villa. Sympa!
On va vite déchanter... la villa est certes grande mais située au milieu des autres logements, aucune intimité donc. Et ce n'est pas tout!!! La chambre se situe sous le toit, avec une échelle pour y accéder. Il n'y a pas de fenêtres, juste des portes en bambou, donc pour avoir un peu de lumière il faut obligatoirement tout laisser ouvert... J'accuse le coup!
Quand Lara, la chargée de clientèle chez Equation, passe nous souhaiter la bienvenue et prévoir la journée plongée du lendemain, je ne peux cacher ma déception. Lara propose alors de discuter avec la gérante pour qu'on récupère le studio. On préfère finalement laisser passer une nuit pour voir à tête reposée ce que l'on décide.
Sur les conseils de Lara, nous allons prendre notre repas du soir au restaurant de l'hôtel Linaw qui jouxte Equation. Nous galérons un peu de nuit pour trouver le chemin qui mène à l'hôtel. C'est décidément pas notre jour!
Nous découvrons le Linaw et son cadre idyllique face à la mer, sa plage de sable blanc, sa piscine, son personnel adorable... Il n'en faut pas plus pour nous décider! Demain, nous demanderons à Equation de nous changer d'hôtel même si cela va nous coûter quelques euros de plus.
Mercredi 2 Mars 2016
Nous avons passé une nuit éprouvante à Alumbung. Notre lit en bambou a menacé de s'effondrer à chaque fois que Julien s'est retourné, la climatisation faisait un bruit du diable, j'ai failli me casser la figure dans l'escalier-échelle en allant aux toilettes en pleine nuit.... Bref, que du bonheur! Il FAUT absolument qu'on change d'hôtel si on ne veut pas se gâcher toutes les vacances!!!
Nous prenons le chemin d'Equation un peu fourbus de la nuit passée. L'accueil chaleureux de Rhéa et Eva, les 2 employées philippines, le superbe décor du club de plongée et le délicieux petit-déjeuner, vont rapidement nous redonner le sourire.
Nous faisons la connaissance de Carol et Jérôme, les propriétaires, et d'Anne, notre dive master du jour. L'ambiance est jeune et décontractée.
Nous embarquons sur le Pt'i Naia pour quelques minutes de navigation. Julien et moi plongeons sur Danao Wall avec Anne, 2 autres plongeurs sont avec Flo et 4 personnes en formation Open Water PADI avec Manu.
Dès la mise à l'eau, nous sommes surpris par toutes les particules en suspension, la visibilité s'en ressent.... Cependant, pas de quoi nous gâcher le plaisir de retrouver le monde de Némo ;-) Et ici, des Némos, il y en a de toutes les sortes! Et gare à celui qui s'approche trop près de son anémone... Némo est un guerrier! lol
Après 50mn de plongée dans une eau à 26°, nous remontons et revenons faire l'intervalle de surface au club. Rhéa nous accueille avec un jus de calamansi frais (petit citron vert typique des Philippines). Un pur délice! Je suis devenue totalement addict de ce petit fruit plein de pépins au goût de mandarine mêlée au citron vert.
La 2ème plongée, à Danao III, sera du même style que la 1ère : beaucoup de coraux, de petits poissons et de macro avec les nudibranches, les spirobranches, les crevettes et les crabes...
Au retour de plongées, nous voulons aider à décharger matériel mais l'équipe refuse catégoriquement. Ici, les clients ne font rien, c'est le personnel qui s'occupe de tout. On n'a pas vraiment l'habitude d'être assistés ainsi, ça fait bizarre, on se sent un peu démunis. Bon, ben puisque c'est comme ça on va se changer alors.
Il est 15h passées quand nous nous mettons à table. Etrangement, nous n'avons pas plus faim que ça mais le kinilaw (recette en fin d'article) cuisiné et revisité par Cédric va vite nous faire saliver. Il plane comme un petit air de Polynésie à table...
En fin d'après-midi, Jérôme nous conduit en Racal (moto transformée en petite fourgonnette) à Alumbung pour récupérer nos affaires. Nous ne traînons pas et jetons tout en vrac dans nos valises.
C'est avec délectation que nous découvrons notre chambre au Linaw et son balcon au coucher du soleil. On va être TRES bien ici !!!
Ce soir encore, nous dînons au Linaw. Le temps semble comme suspendu ici...
Jeudi 3 Mars 2016
Nous avons très bien dormi malgré la literie un peu dure du Linaw. Ca nous change de la nuit précédente...
Comme tous les matins, nous allons prendre notre petit déjeuner au club de plongée, situé à quelques mètres seulement de notre hôtel. Rhéa et Eva sont fidèles au poste. Ce matin, il y a même Emily, la petite fille d'Eva. C'est en quelque sorte la mascotte d'Equation et elle ne manque pas de caractère cette petite!
Aujourd'hui encore, nous ne partirons pas à 9h30... Cette fois, la personne chargée de faire le plein d'essence du bateau a oublié de s'en occuper... Il semblerait que les Philippins soient légèrement étourdis...
Nous profitons de l'attente pour faire un peu connaissance avec les autres plongeurs. Flo sera notre Dive Master du jour.
Vers 10h, nous montons à bord du Pt'i Naia en direction de Danao, comme la veille. Nous commençons par le site de Kalipayan. La visibilité ne s'est pas bien améliorée, nous restons donc dans la zone des 15-20m pour profiter au maximum de la lumière du soleil.
C'est une fois encore festival d'étoiles de mer et de macro !
Comme la veille, nous revenons faire l'intervalle de surface au club. Hummmmmm! Ce jus de calamansi....!!!!
La seconde plongée, sur Danao Wall I, nous offre là encore de superbes spécimens de nudibranches et de macro. J'avoue avoir un petit faible pour les nudibranches, ces limaces des mers qui rivalisent de couleurs et de grâce. A défaut, de voir du gros....
Au retour de la 2ème plongée, Rhéa nous attend avec une spécialité locale : le poulet adobo (recette en fin d'article). Miam!
Nous terminons cette belle journée par une balade le long de la plage au coucher du soleil. Juste magique!
Ce soir, nous faisons des infidélités au restaurant du Linaw, pour déguster le couscous-poissons de Cédric en compagnie des autres plongeurs. Nous passerons sur le manque d'éducation des autres plongeurs (pas tous heureusement) qui, en plus de ne pas nous adresser la parole et nous tourner le dos, vont nous enfumer
Malgré tout, nous ne nous éternisons pas car nous voulons arriver tôt au sanctuaire des tarsiers de Corella (http://www.tarsierfoundation.
Le tarsier est le plus petit primate au monde, il mesure à peine une dizaine de centimètres, pèse près de 120g et possède d'immenses yeux globuleux qui font, chacun, le volume de son cerveau. C'est un animal
C'est une espèce endémique du sud des Philippines que l'on peut apercevoir sur les îles de Bohol, Leyte, Samar et Mindanao.
Sa tête vous dit quelque chose?.... eh bien c'est normal, puisqu'il a inspiré les créateurs de "Star Wars". Ca y est? Vous avez fait le lien? C'est Maître Yoda!
A Antequera, nous sommes pour la 1ère fois confrontés aux stigmates du tremblement de terre du 15 octobre 2013. De magnitude 7.2, ce séisme, dont l'épicentre se situait vers les Chocolate Hills, a causé la mort de plus de 150 personnes et de multiples dégâts dans l'île. De nombreux bâtiments religieux de l'époque coloniale espagnole ont été détruits ou sévèrement endommagés : l'église de Loon, datant de 1850, a été entièrement rasée, celles de Loboc (XVIIe siècle) et de Baclayon (1724) se sont, quant à elles, partiellement écroulées.
Comme si une catastrophe ne suffisait pas, le 8 novembre 2013, soit à peine 3 semaines plus tard, les Philippines sont frappées par un cyclone de catégorie 5 : Yolanda. Le bilan sera de 209 morts et près de 1000 blessés rien que sur Bohol.
Antolin nous guide jusqu'à une petite aire de pique nique aménagée qui surplombe la rivière. C'est rustique mais le décor est chouette.
Au menu : poissons grillés au barbecue, poulet adobo, riz et crudités. On ne va pas manquer!
Pour digérer, Julien s'offre un petit bain rafraîchissant dans la rivière. Le fils d'Antolin en profite pour venir chahuter avec lui. En ce qui me concerne, je passe mon tour. Je préfère les eaux chaudes et cristallines ;-)
Antolin nous emmène ensuite dans la forêt pour nous montrer quelques cénotes locales. Elles sont impressionnantes.
ous avons un peu de mal à le comprendre parfois... l'accent très certainement.
Au fil de la balade, il nous explique les plantes médicinales et nous montre un arbre de coton. Nous en avions vu dans le Mississippi mais en version arbuste pour faciliter la récolte. Ici, il semble plus ornemental qu'autre chose. On remarque alors qu'il est couvert d'un spécimen très coloré de punaise.
En revenant au village, on découvre une sorte de petite halle dans laquelle est accroché un tableau de recensement. Notre oeil est tout de suite attiré par les informations sur la natalité et les méthodes de contraception. Combien de vasectomie? De ligature des trompes?... Manifestement, il n'y a pas de tabous aux Philippines!
Flo nous explique que l'on trouve ces panneaux dans tous les barangays des Philippines.
Historiquement, un barangay est une communauté composée de 50 à 100 familles, dirigé par un chef. La majorité des barangays comptent entre 30 et 100 maisons, et une population de 100 à 500 personnes. Les barangays peuvent être divisés en plusieurs puroks.
Ici, nous sommes dans le purok de Pinay.
Nous quittons Antolin et sa famille pour rejoindre à quelques kilomètres seulement les chutes d'eau de Mag Aso (entrée 20Pesos par personne).
A la base, il s'agissait de 2 chutes d'eau hautes de 8m mais le tremblement de terre d'octobre 2013 a quelque peu modifié son cours. Elle reste toutefois splendide.
Pour y accéder, on doit descendre une bonne centaine de marches mais on est vite récompensé par le panorama.
Nous revenons sur Panglao pour faire un stop à la Bohol Bee Farm. Nous pensions trouver une ferme à visiter mais en réalité il s'agit d'un complexe touristique avec boutiques, hôtel, restaurant... Bref, rien de passionnant sauf si l'on souhaite manger. Du coup, on va se laisser tenter par une petite glace maison aux goûts très surprenants! Julien va tester le Ube (patate violette), Flo l'avocat et moi le spicy ginger. C'était très bon.
Nous terminons la journée par un stop à Alona car nous cherchons désespérément une bouteille de rhum Don Papa à acheter (1200Pesos). Vous ne le saviez pas?
Les Philippines sont l’un des 10 plus grands pays producteurs de canne à sucre dans le monde. Cependant, la production de rhum n’a réellement débuté qu’au 17ème siècle pour la consommation locale uniquement puisque seul les rhums des Caraïbes avaient une tradition d’exportation. Aujourd'hui, le rhum est une boisson très populaire puisque la grande marque locale, Tanduay est le 2ème producteur mondial de rhum en volume! C'est sur l'île de Negros que pousse la canne à sucre, ses sols volcaniques et riches permettent d'obtenir des cannes à sucre complexes et d'une grande douceur.
Le rhum Don Papa, autre marque incontournable, doit son nom à l'un des héros de la révolution des Philippines : Dionisio Magbuelas, surnommé Papa, coupeur de canne à sucre. Il a été l'un des fers de lance de la Révolution aux Philippines et a permis à son pays d'accéder à l'Indépendance.
Il existe en tout 5 marques de rhum aux Philippines : Don Papa (assemblage de rhums vieux de 7 ans minimum), Limtuaco, Emperador, Tanduay, et Tandena.
Nous n'en avons testé que 3 : le Tanduay, l'Emperador et le Don Papa. Soyons honnêtes, ça ne vaut pas les rhums agricoles antillais!!! Loin de là, mais le prix ici défie toute concurrence! Une bouteille d'1L de Tanduay coûte environ 100 pesos (soit 2€) c'est moins cher qu'un coca!
Pour ceux qui n'aiment pas le rhum, on trouve de très bonnes bières locales comme la Red Horse ou encore la San Miguel (40pesos les 33cL).
La journée se termine sur la plage du Linaw avec en arrière plan le plus beau des couchers de soleil!
Samedi 5 Mars 2016
Aujourd'hui nous rechaussons nos palmes pour une journée plongée à Pamilacan.
La marée étant bien basse ce matin, nous devons nous rendre à Alona pour rejoindre le Naia, notre bateau de plongée du jour. Dindo nous conduit donc en Racal.
Nous montons à bord du Naia
Nous nous éloignons d'Alona en direction de Pamilacan. Près de 2h de navigation nous attendent.
A mi chemin, nous sommes rejoints par des dauphins. L'excitation monte à bord du Naia. Pendant plus d'une demi-heure nous allons "chasser" du regard la moindre dorsale à l'horizon. Malheureusement, aucun d'entre eux ne s'approchera du bateau et encore moins jouer dans nos vagues. Je suis déçue...
A l'approche de Pamilacan nous découvrons des eaux turquoise et un panorama de carte postale. Ca promet une belle journée!
Avant de nous mettre à l'eau, nous devons déposer des clients sur l'île pour une session snorkeling mais le courant rend la manoeuvre difficile. Le Capitaine tente à plusieurs reprises d'accoster sur la plage mais sans succès. Après 4 tentatives infructueuses, l'équipe décide finalement d'abandonner. Le snorkeling aura lieu depuis le bateau. Nous partons donc nous mettre au mouillage un peu plus loin.
Nous palmons un peu pour essayer de trouver un endroit avec une meilleure visibilité. Ca ne sera pas la panacée mais nous arriverons toutefois, en restant dans la zone des 10-15m, à profiter d'une luminosité suffisante pour observer la faune et la flore foisonnante du site.
Nous abandonnons les photos d'ensemble car les particules en suspension gênent la mise au point et nous concentrons sur la macro. J'avais lu à plusieurs reprises que les Philippines étaient le paradis de la macro et je confirme c'est le cas! Est-ce une façon de dire que le reste n'est pas top? J'avoue que le raccourci est assez tentant....
En remontant pour l'intervalle de surface, nous faisons part de notre étonnement et déception à l'équipe d'Equation. Leurs réponses évasives ne nous permettront pas de savoir si nous n'avons pas eu de chance côté visibilité (ce qui peut arriver parfois) ou si c'est tout le temps comme ça ici mais qu'il existe une omerta sur le sujet...
Nous repartons pour la 2ème plongée un peu moins enjoués que quelques heures plus tôt. La visibilité est légèrement meilleure sur Spanish Tower.
Nous ramènerons de belles photos de nudibranches, spirobranches, pipefish, et de coraux de toutes sortes mais nous avons toujours ce goût amer de déception. Faire tout ce long voyage depuis la France pour ça.... Peut-être devenons-nous blasés après avoir plongé aux quatre coins du monde?
Quoiqu'il en soit, je viens de fêter ma 50ème plongée!
La mer a fini par se calmer un peu, nous permettant ainsi d'aller accoster sur Pamilacan pour prendre le repas de midi. Bon, heureusement que Julien est costaud car, sans son aide, je ne suis pas sûre que le personnel philippin aurait réussi à tirer le bateau sur la plage... Ca sert souvent un rugbyman ;-)
Nous nous installons sous une paillote à l'ombre. Le repas est à base de poisson et de poulet. Simple mais très bon.
A peine le repas fini, l'équipe sonne le clairon pour rejoindre le bateau et rentrer sur Panglao. Quoi??? On ne visite même pas Pamilacan??? Face à notre déception, on nous autorise quelques minutes de rab pour faire un petit tour vite fait. Anne et Flo veulent absolument nous accompagner. Ont-elles peur qu'on se perde sur l'île? Pour la promenade romantique on repassera.
Nous n'aurons qu'un bref aperçu de Pamilacan. Dommage! Cette île semble pourtant mériter qu'on y passe plus de temps.
Pamilacan, sa tour espagnole, son église, ses petites maisons traditionnelles et sa plage de sable blanc
C'est donc un peu contrariés par la journée que nous remontons à bord du Naia.
La traversée du retour s'effectue tranquillement à discuter avec les autres plongeurs et snorkeleurs. Manifestement, nous ne sommes pas les seuls à être déçus de la visibilité... Ca nous rassure un peu, on commençait presque à culpabiliser.
En rentrant au club, nous ne pouvons cacher notre déception mais cela semble contrarier Manu, le manager omnipotent. On lui montre alors les photos mais, selon lui, on exagère... A son comportement, nous comprenons sans difficulté qu'il nous a pris en grippe et plus particulièrement moi. Pourquoi? Mystère! Le ton est donné.
Demain, nous allons à Balicasag, considérée dans le coin comme la Mecque de la plongée . Nous verrons bien...
Nous terminons la journée tranquillement au bord de la piscine du Linaw avec une bonne bière à la main. Un peu de repos et de bon temps, c'est aussi ça les vacances!
Nous sommes sur site après une grosse demi-heure de navigation. On s'équipe et à l'eau pour la 1ère plongée du jour : Sanctuary.
La visibilité est un peu meilleure que la vieille mais pas de quoi s'enthousiasmer quand même. Nous scrutons tant bien que mal le grand bleu à la recherche du fameux banc de Jack Fish (carangues) sans succès. Nous apercevrons néanmoins un beau banc de maquereaux.
La 2ème plongée se déroule sur le site de Black Forest, réputé pour ses tortues. Nous nous mettons à l'eau mais dès les 1ers mètres de la descente Julien prend une douleur fulgurante à la tête. Il préfère ne pas prendre de risque et abandonne la plongée. Je plonge donc seule avec Flo. Là encore la visibilité n'est pas top mais nous aurons quand même la chance de croiser plusieurs tortues (au moins 6). Je suis ravie!!! Bon j'avoue être un peu déçue pour Julien car c'était une belle plongée.
Avant de partir pour la 3ème plongée du jour, nous faisons une petite pause repas sur le Naia. La veille nous avions commandé 2 sandwichs au thon à Flo mais il semblerait qu'il y ait eu un problème de livraison car il n'y a pas de sandwich au thon dans le sac mais des sandwichs au poulet... C'est pas grave, on s'en accommodera, sauf qu'en fait il y a du roquefort dans le poulet et Julien ne mange pas de fromage....et Marine non plus. Histoire de compliquer un peu plus l'affaire, il n'y a pas non plus de sandwich végétarien pour Flo... Bref, c'est le bordel!
On s'arrange au mieux entre nous mais Julien et Marine devront partager le seul sandwich au jambon du sac. Ce n'est décidément pas sa journée...
C'est avec l'estomac quasi vide que Julien se met à l'eau pour la dernière plongée : Diver Heaven.
C'est réellement le paradis du plongeur avec une flore et une faune riche. On peste un peu contre toutes ces particules en suspension qui viennent gâcher le rendu. Le site est tellement beau qu'avec une visibilité digne de ce nom ça doit être fantastique !!! C'est rageant.
Ce séjour semble définitivement placé sous la malédiction...
Nous rentrons au club vers 16h avec de belles images en souvenir mais un peu contrariés par le lunch raté et la plongée manquée par Julien. Lui qui avait 2 plongées d'avance sur moi, n'en a plus qu'une seule désormais.
Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui je récupère ma combinaison pour la laver convenablement au savon. Nous n'avons pas de plongées prévues avant 2 jours, elle aura donc bien le temps de sécher. Julien préfère laisser la sienne chez Equation comme d'habitude.
Nous savourons la fin de journée à bouquiner confortablement installés sur les chaises longues du Linaw. C'est pas tout ça mais ça fatigue la plongée! ;-)
Lundi 7 Mars 2016
Aujourd'hui, on n'a rien de prévu avant 16h alors on s'octroie une petite grasse matinée avant de se laisser tenter par un petit déjeuner américain avec oeufs et bacon, toujours servi avec le sourire par Rhéa.
Et comme toute cette activité nous a fatigué, à 10h, nous nous offrons un massage du corps pendant 1h (500pesos par personne). Ma masseuse est charpentée, elle fait plus penser à un pilier de rugby qu'à une jolie naïade ;-) J'apprendrais plus tard, par Carol, que ma masseuse est en fait enceinte de 9 mois!!! Ici, le congé maternité n'existe pas, les femmes travaillent jusqu'au moment de l'accouchement et reviennent travailler dès le lendemain. Comme le pays est à grande majorité catholique (81%), la contraception n'existe pas. Les femmes ont en moyenne un peu plus de 3 enfants mais il n'est pas rare de voir plus de 5 enfants dans une famille. Ils sont souvent élevés par d'autres membres de la famille, dans d'autres îles, sans que cela représente un problème. Il faut savoir qu'aux Philippines, l’école est gratuite et obligatoire pour tous les enfants âgés de 7 à 12 ans.
En tout cas, sa grossesse ne l'empêche pas d'avoir une sacrée poigne! Faudra que je lui demande "plus soft" la prochaine fois ;-)
Vous ai-je déjà dit que le monde est petit, très petit? En ce qui nous concerne c'est un euphémisme au Linaw! Après la rencontre avec des français installés au Japon, avec qui nous avons répertorié de nombreuses coïncidences et points en commun, je suis tombée sur Eve, une ancienne collègue de travail... C'est quand même hallucinant la probabilité de se trouver au même endroit au même moment à l'autre bout de la planète. Je n'en reviens toujours pas.
La journée s'écoule ensuite doucement à l'ombre d'un palétuvier. Un bon roman, le bruit de la mer, la piscine, un jus de mangue fraîchement pressé et la compagnie de Fifille, que demander de plus?!
Je ne vous ai pas présenté Fifille??? C'est un chien errant adopté par l'hôtel que nous avons baptisé Fifille. Elle a été notre compagnon pendant tout le séjour, venant avec nous lors de nos balades sur la plage le soir au coucher du soleil, se couchant sous notre table au restaurant ou aux pieds de nos transats la journée au bord de la piscine.... Une crème ce chien!!! On n'avait qu'une envie : la ramener dans nos bagages :-)
Avec elle, se trouvait souvent Bouchon, le chien d'Equation, une autre crème!
Nous avons souvent vu des chiens et des chats dans les rues, certains avec des colliers, d'autres sans, mais tous semblent être en bonne santé et nourri. Ils sont aussi tous extrêmement gentils et pas du tout agressifs, comme s'ils n'avaient rien à craindre de l'humain.
A 16h45, nous sommes, comme prévu, au point de RDV chez Equation. Notre chauffeur est lui aussi à l'heure. En route pour Maribojoc où nous attend une balade en kayak, à la rencontre des lucioles (kayakbohol@gmail.com, 1950Pesos par personne avec le repas). Nous passons prendre 2 autres clients à Tagbilaran. Comme nous, ils ont la trentaine et sont aussi français. La conversation s'engage rapidement, ils sont sympas, ça promet une soirée agréable.
Comme d'habitude, il y a pas mal de circulation dans Tagbilaran. Nous arrivons donc à la nuit tombée à Maribojoc. Le temps de nous enduire de lotion anti moustiques, de mettre nos gilets de sauvetage et de prendre nos pagaies, nous sommes à bord de nos kayaks. Nous voilà partis pour 4km aller-retour de kayak afin d'observer le rituel de séduction quotidien des lucioles qui ont élues domicile dans la mangrove de la rivière Abatan.
L'eau est un véritable miroir sur laquelle se reflètent les palmiers nipa qui la bordent. Le ciel étoilé et la lune prennent le relais sur le soleil. Nous nous habituons petit à petit à l'obscurité. Le silence se fait autour de nous, nous sommes comme enveloppés par une bulle de douceur, seul le bruit de nos pagaies qui pénètrent l'eau vient troubler cette quiétude.
Nous glissons sur la rivière sans effort. Quelques lucioles viennent tourner autour de nos kayaks comme pour nous montrer le chemin. Le bal des lucioles peut commencer.
Nous nous arrêtons devant un 1er arbre. On dirait un sapin de Noël rempli de guirlandes lumineuses. Ca clignote dans tous les sens. Les branches semblent secouées par des vagues de lumière. C'est féerique!!!
Pendant que nous admirons le spectacle, notre guide nous explique qu'avant de devenir ces êtres de lumière, les lucioles sont des larves qui vivent aux pieds des palétuviers, dans la boue. Une fois transformées en lucioles, elles n'ont plus que 2 semaines devant elles pour se reproduire.
Nous assistons donc bouche bée à la plus belle des parades nuptiales qui soit.
Au 2ème arbre, nous nous glissons sous les branches pour observer de l'intérieur ce festival de lumières. C'est extrêmement romantique!
J'essaye tant bien que mal de faire une photo de la scène mais sans succès. Il me faudrait mon reflex avec trépied et pause longue mais je n'ai pris que le compact étanche de plongée... Le plus beau cliché est donc celui que nous gardons en mémoire.
Bon, pour ne pas vous laisser sans illustration, je vous mets une photo récupérée sur internet. Manifestement, certains ont réussi à immortaliser le spectacle...
Le silence va être bientôt troublé par quelques bankas remplies de touristes asiatiques plutôt bruyants. Pendant des années, Kayakasia était le seul à faire découvrir, dans le respect de l'environnement, ce site magique. Malheureusement, attiré par le potentiel pécunier de cette activité, le gouvernement a mis en place des navettes à moteur, rendant ainsi les lucioles accessibles au tourisme de masse. Clairement, on ne cautionne pas!
Il est temps de laisser un peu d'intimité à nos amies les lucioles. Nous nous éloignons donc avec regret.
Sur le chemin du retour, notre guide attire notre attention sur l'eau de la rivière que brassent nos pagaies. Après le spectacle lumineux des lucioles, nous assistons à celui du plancton phosphorescent. Chaque mouvement dans l'eau, crée un tourbillon de paillettes. A croire que nos pagaies se sont transformées en baguette magique!!!
Quelle soirée!!!
Nous n'avons pas seulement fait du kayak sur la rivière Abatan, nous avons fait un voyage dans un pays imaginaire peuplé de fées clochettes, de paillettes, et de magie! Mais chut, cela doit rester un secret ;-)
Le retour à la réalité est cruel. La lumière blanche des ampoules nous ébloui et le bruit de la civilisation nous agresse. Heureusement, un bon repas nous attend : soupe claire, poulet adobo, riz et bananes. Miam!
Il est presque 22h quand nous rentrons au Linaw. Il y a manifestement de l'agitation dans le quartier... Une voiture de police est garée devant une maison et de nombreux philippins sont attroupés autour. Première fois que l'on voit autant de monde ici, bizarre!
Carol nous apprendra, le lendemain matin au petit déjeuner, que le capitaine du Naia s'est fait descendre d'une balle dans la tête ce soir là. Aux Philippines, la tête d'un homme ne vaut pas grand chose (à peine 2500pesos), du coup, en cas de dettes ou autres contentieux, il est assez aisé de remédier au problème de manière radicale. Ca calme! Des dires de Carol, ce genre de contrat ne s'applique pas aux étrangers mais quand même...
Mardi 8 Mars 2016
Une journée découverte de Bohol côté terre nous attend. Nous avons RDV avec Flo et René à 8h. Nous testons un nouveau programme de visites qu'Equation veut proposer à ses futurs clients. Direction le centre de l'île pour les Chocolate Hills.
Quelques kilomètres après Danao, nous faisons un stop à Dauis pour visiter l'église Notre Dame de l'Assomption. Comme la quasi totalité des églises de Bohol, elle a été partiellement détruite par le tremblement de terre de 2013. Elle est aujourd'hui en plein chantier de rénovation.
Nous passons ensuite devant la Cathédrale Saint Joseph à Tagbilaran. Bizarrement, celle-ci semble avoir été épargnée par le séisme...
A Loay, nous nous arrêtons pour visiter la Clarin Ancestral House. Cette maison a été construite en 1840 dans le traditionnel style philippino-espagnol : édifice carré reposant sur des fondations en corail, dont les toits inclinés sont recouverts de feuilles de nipa.
Elle était la résidence principale de la famille Clarin, une éminente famille de politiciens de la ville. Déclarée héritage national, elle est aujourd'hui un musée.
La visite est rapide. On ne peut pas dire que le guide soit passionné et passionnant....
Nous continuons jusqu'à Loboc, célèbre pour ces dîners flottants sur la rivière du même nom. Pourtant, cette ville a beaucoup souffert du séisme de 2013 (son église fut très sévèrement endommagée) et les inondations causées par la tempête tropicale Seniang (29 décembre 2014) ont provoqué encore plus de dégâts. Les Philippines ne sont décidément pas épargnées par les éléments!
Hormis l'église toujours sinistrée, le reste de la ville fait bonne figure. C'est animé, coloré, vivant.
Et puis, il y a une station de jeepneys ;-) Perso, je suis totalement fan de ces véhicules bricolés à partir de Jeeps de l’armée américaine, de pick-up ou de minibus. Ce sont les transports en commun des Philippins. Ils sont très souvent bariolés et décorés selon les goûts et l’imagination de leurs conducteurs. Leurs klaxons rivalisent également d’originalité pour ne pas passer inaperçus.
Nous continuons à nous enfoncer dans les terres en direction des Chocolate Hills. Un gigantesque portique nous indique que nous touchons au but....
Nous filons au point de vue (50 pesos par personne). René nous dépose aux pieds des escaliers et part se garer en contre-bas. Purée ça grimpe pas mal! Mais les quelques gouttes de sueur en valent la peine. En haut, c'est un 360° sur les Chocolate Hills qui s'offre à nous.
Mais c'est quoi les Chocolate Hills, vous me direz? Eh bien, il s'agit d'une formation géologique composée de 1 268 collines en forme de cône de taille similaire, réparties sur plus de 50 km². Elle doit son nom à sa végétation, qui devient brune à la saison sèche (décembre à avril). Formées il y a environ 2 millions d'années grâce à l'accumulation de couches successives de corail et de coquillage, elles mesurent entre 50 et 120 mètres de haut. Une légende raconte qu'elle serait en fait des larmes tombées des yeux d'un géant...
Notre panorama à 360° sur les Chocolate Hills sera légèrement tronqué car le point de vue, totalement détruit lors du séisme de 2013, est en cours de reconstruction. Dommage!
Nous redescendons à pied rejoindre René tout en profitant des superbes panoramas sur les collines chocolat.
Notre prochaine étape se trouve à dans la famille de Nordeline. Nous sommes attendus pour un repas chez l'habitant au milieu des rizières.
La route qui nous conduit à ce petit village perdu au nord-est des Chocolate Hills est splendide. Nous sommes au milieu de l'authentique Bohol.
A notre arrivée, nous sommes accueillis par toute la famille de Nordeline. La table est déjà dressée et les noix de coco fraîches sont découpées, nous ne tardons donc pas à nous installer. Au menu, brochettes de porc marinées, lard en sauce, crevettes, poulet adobo et riz. C'est pantagruélique!
Après ce bon repas, nous reprenons la voiture pour aller jusqu'à Nueva Vida Este, un petit village voisin. C'est ici que nous allons gravir une Chocolate Hills.
Nous traversons à pied. Dans certains jardins du riz sèche sur de grandes bâches posées au sol, dans d'autres des carabaos font la sieste à l'ombre. La vie semble paisible ici.
Nordeline et 2 copines à elle, nous servent de guides. Nous les avons surnommées les "Chocolate Girls". René s'est aussi joint à la joyeuse troupe. Il semblerait que l'une des 3 filles ne le laisse pas indifférent.... Nous le taquinons un peu sur le sujet ;-)
Trêve de plaisanterie, les choses sérieuses commencent : nous sommes aux pieds d'une Chocolate Hill. L'ascension au plus chaud de la journée est assez difficile mais ne dure pas longtemps, heureusement! Et une fois en haut, quelle vue!!!!
Sur le chemin du retour, l'oncle de Nordeline nous rejoint pour nous faire découvrir ses rizières, ses cavernes, ses terres. Nous le suivons donc à travers champs. Ca nous rappelle un peu Bali.
Nous terminons cette journée dans la famille de Nordeline par une petite session de "carabao riding". Seules Flo et moi avons osé chevaucher la bête. Julien a eu peur de lui faire mal.
Quelle expérience!!!!
Mercredi 9 Mars 2016
Notre dernière journée plongée du séjour est arrivée. Et pour fêter ça, nous retournons à Balicasag. Nous espérons voir le fameux banc de Jack Fish ;-)
Par contre, ce ne sera pas Flo notre Dive Master mais Manu.... Ca ne nous enchante pas du tout mais on fera avec. Il s'est mis en tête de nous faire vivre une de nos plus belles plongées. Il est convaincu qu'avec lui nous allons tout voir et regretter d'avoir été critiques vis à vis des plongées précédentes... Il se prend pour Dieu? Ma foi, si ça peut le rassurer... On reste quand même dubitatif, nous verrons bien.
A l'approche de Balicasag, Manu nous demande de nous équiper. Julien me donne ma combinaison qui sent bon la savonnette et cherche la sienne dans le sac du club.... Rien! On demande alors à Manu où il a rangé la combi de Julien. Devant son regard affolé, on comprend vite qu'il ne l'a pas prise. Le comble c'est qu'en plus il ose m'accuser d'être responsable de cet oubli. Selon lui, c'est parce que j'ai pris ma combinaison 2 jours plus tôt, il pensait que Julien aussi alors que nous avions été clairs sur le sujet : je ne prenais que MA combinaison!
Bon, un oubli ça peut arriver mais rejeter la faute sur le client, ça, ça ne se fait pas. Le pire dans cette histoire, c'est que "Monsieur Je Suis Le Meilleur", en plus d'avoir commis une grave erreur, n'a rien fait pour retourner chercher la combinaison de Julien ou la faire livrer par un autre membre du club. Et quand on connaît le gabarit de Julien, on sait qu'il ne pourra rentrer dans aucune combinaison standard. Pourtant, Manu va insister pour qu'il essaie la combinaison d'un des membres de l'équipe d'Equation. Evidemment, elle est beaucoup trop petite, il ne peut pas la fermer et se sent complètement oppressé dedans. Devant l'insistance de Manu, Julien décide quand même de tenter la plongée dans cette combinaison ouverte et trop petite. Il n'avait pas passé les 5m qu'il n'arrivait déjà plus à respirer. L'expérience s'arrêtait là.
Je me retrouve donc sous l'eau sans lui. Je suis triste pour lui et en colère contre Manu mais pas question pour autant de ne pas profiter de cette plongée. La visibilité est bien meilleure, rien de comparable avec les jours précédents. Et chance, le banc de Jack Fish est au rendez-vous aujourd'hui! Il tourbillonne en contre-bas. Nous descendons doucement sur lui et nous faisons encercler par ces milliers de carangues. C'est magique!
Après presque 1h de plongée, nous rejoignons le Naia. Je suis partagée entre l'excitation de cette rencontre et la déception de l'avoir vécue sans Julien.
Pour la 2ème plongée, notre palanquée se voit encore amputée d'un membre. En plus de Julien, une des plongeuses abandonne suite à son problème de tympan lors de la plongée précédente. Décidément... Je poursuis donc seule avec son conjoint et Manu. Au programme : Black Forest et ses dizaines de tortues. Nous allons avoir droit à un véritable ballet aquatique!!! Je suis aux anges!
Après 1h passée sous l'eau avec mes copines les tortues, nous remontons pour la pause repas. Cédric nous a préparé de bons petits paniers repas, ça change des sandwichs au roquefort de la dernière fois!
Nous repartons ensuite, tous les 3, pour la 3ème et dernière plongée du jour. Ce sera Diver Heaven. Nous sommes comme immergés dans un gigantesque aquarium. C'est très beau.
Avec la fatigue, je commence à avoir froid, rendant, par conséquent, la plongée un peu moins agréable.
Avant de venir aux Philippines, Julien avait 2 plongées d'avance sur moi. Aujourd'hui, la vapeur s'est inversée puisque c'est désormais moi qui ai 2 plongées d'avance ;-) Je me serais bien passée de cette petite "vengeance" mais à mon tour de le charrier maintenant.
A 16h, nous sommes de retour à Equation. Carol tombe de haut quand nous lui apprenons que Julien n'a pas pu plonger. Elle n'était manifestement pas au courant de l'affaire. Je crois qu'il va y avoir de l'ambiance ce soir au club...
Vues les circonstances de la journée, nous ne nous éternisons pas au club et les laissons régler les problèmes de logistique entre eux.
Après une bonne douche chaude, rien de tel qu'un petit cocktail au bord de la piscine du Linaw pour se remettre de nos émotions ;-)
Alcooliques? Qui a osé le dire? Je vous ai entendus....
Ce soir encore, nous avons droit à un coucher de soleil exceptionnel. C'est vraiment ici que j'aurais assisté aux plus beaux couchers de soleil de ma vie.
Jeudi 10 Mars 2016
Aujourd'hui est une journée farniente. Au programme : massage, piscine, lecture, mots croisés...
Manifestement ma masseuse n'a toujours pas accouché puisqu'elle est présente ce matin encore. En discutant un peu avec elle, elle m'apprend qu'elle aurait déjà dû accoucher mais que le bébé se fait désirer. Eh bien! Respect!
A midi, nous décidons de nous rendre sur Alona pour aller manger. Une fois n'est pas coutume, nous faisons des infidélités au Linaw. Nous y allons en tricycle, sorte de taxi local (150persos la course). Il s'agit en fait d'une moto avec un sidecar recouverts d'un toit. Ils peuvent accueillir de 4 à 9 passagers, voire même plus dans certains cas et sont presque aussi colorés que les jeepneys. Bon, qu'on se le dise, on n'a pas vraiment le gabarit philippin, alors en ce qui nous concerne, ce fut déjà assez compliqué de rentrer tous les 2 dans le sidecar... Je n'aurais pas fait des kilomètres ainsi...
Les Philippins étant très catholiques (les Philippines sont le 3ème plus grand pays catholique du monde après le Brésil et le Mexique), on trouve sur chaque tricycle, chaque jeepney, chaque bus, un psaume de la Bible ou des représentations de Marie et de Jésus.
Nous sommes agréablement surpris par Alona Beach. Certes, il y a beaucoup de monde et les hôtels sont quasi les pieds dans l'eau mais la plage a su encore garder un peu de charme. C'est moins pire que l'idée qu'on s'en faisait.
Nous nous attablons au Trudy's Place pour un bon petit repas philippin. C'est bon, copieux et pas cher le tout avec vue sur mer. Parfait!
Nous revenons ensuite passer l'après-midi tranquillement installés au bord de la piscine. C'est vraiment dur les vacances!
Juste avant le coucher de soleil, nous passons chez Equation, voir Carol, pour régler nos dettes. Nous discutons un moment ensemble. Nous lui faisons part de notre ressenti, elle semble apprécier notre sincérité. Elle et Jérôme ont bâti un magnifique centre, chaleureux et convivial. Nous espérons que nos mésaventures et l'ingérence de Manu ne se reproduiront plus à l'avenir. Nous leur souhaitons tout le meilleur et les remercions pour leur gentillesse.
Il est désormais l'heure de notre petit cocktail de fin de journée ;-) On prend vite de mauvaises bonnes habitudes en vacances!
Vendredi 11 Mars 2016
Nous venons de passer notre dernière nuit au Linaw. Ce matin, j'ai un peu le moral dans les tongs de devoir partir. J'ai vraiment adoré mon séjour dans cet hôtel, c'est un petit cocon loin de tout, où l'on se laisse doucement bercer par le temps qui passe.
Nos valises sont prêtes de la veille. Nous faisons nos adieux à Rhéa et Eva ainsi qu'à Cédric et Marine, eux aussi présents au club.
A 10h, je retrouve ma masseuse attitrée pour un "foot scrub" (400pesos). Je vais avoir des pieds de bébés pour rentrer ;-) Julien, lui, ne déroge pas à son traditionnel massage.
Nous sommes attendus à 12h30 par notre chauffeur pour nous conduire au port de Tagbilaran. Nous avons donc le temps de nous offrir un dernier bain dans la piscine ainsi qu'un dernier Kinilaw en terrasse au Linaw.
Plus l'heure avance et plus j'ai la gorge serrée de devoir partir. Je n'aime définitivement pas les au revoirs!!!
A 13h30, nous sommes enregistrés sur le ferry de 14h pour Cébu. Nous nous acquittons des 20pesos de taxes aux autorités portuaires sans oublier la surtaxe pour les valises. D'ailleurs celle-ci a connu une inflation entre Cébu et Bohol puisque nous sommes passés de 100pesos par valise à l'aller à 150pesos au retour...
Encore une fois la traversée se déroule sans encombre et à l'heure. A l'arrivée au port de Cébu, c'est un peu l'agression. Il y a beaucoup de monde, de bruit, de circulation. Nous sommes, pour la 1ère fois depuis 10j, confrontés à la civilisation "moderne". Nous cherchons un taxi pour nous conduire à notre hôtel, le Marco Polo Plaza (http://www.marcopoloplazacebu.
Je réalise en arrivant devant le parvis de l'hôtel qu'en fait j'ai réservé dans un palace. Je n'avais pas fait attention en réservant sur internet qu'il s'agissait d'un hôtel d'un tel standing!
Pour ne rien gâcher, la réceptionniste nous surclasse dans une chambre avec vue sur la ville et la mer. Sympa!
La journée touche à sa fin. Après un bref passage à la piscine, nous nous laissons tenter par le dîner buffet (1750pesos par personne) proposé par un des restaurants de l'hôtel, le Cafe Marco. Ce n'est pas donné mais je n'ai jamais vu un tel choix de mets dans un buffet. C'est colossal!
Repus, nous rejoignons notre chambre pour une bonne nuit de sommeil. Demain, le réveil sonne à 4h car notre vol pour Hong Kong décolle à 6h15.
Samedi 12 Mars 2016
Ca ne devrait pas exister les réveils aussi matinaux en vacances!
A 4h45, comme prévu, nous sommes dans le taxi qui nous conduit à l'aéroport. Une fois la course réglée, je me rends compte que je n'ai pas assez de liquidités pour payer la taxe de sortie du territoire de 750pesos par personne. Je retire donc les 1500pesos nécessaires et direction le comptoir d'enregistrement de la compagnie Cebu Pacific Air.
A 6h15 tapantes, nous décollons de Cébu. Nous regardons à travers le hublot le soleil se lever doucement sur les Visayas. Au revoir les Philippines!
Informations Utiles:
- Passeport valable 6 mois après la date de retour et billet de retour en poche
- Visa nécessaire pour un séjour de plus de 30 jours
- Traitement contre le palu nécessaire dans certaines zones des Philippines (Luzon par exemple)
- Décalage horaire avec la France de +6h en été et +7h en hiver
- La meilleure saison pour se rendre aux Philippines est comprise entre décembre et février
- Prévoir 750pesos par personne de taxe de sortie du territoire
- La monnaie est le Peso Philippin (PHP) : 1€ = 50pesos (mars 2016)
- Le pourboire n'est pas obligatoire mais apprécié
- L'eau du robinet est généralement potable
- L'électricité est en 220V et les prises généralement similaires aux nôtres. Prenez néanmoins un adaptateur au cas où...
Recette Poulet Adobo :
Ingrédients (pour 6 personnes) :
- 6 gousses d'ail écrasées
- 25 cl de vinaigre de canne ou de cidre
- 40 cl de bouillon de volaille
- 1 feuille de laurier
- 1 cuillère à café de grains de coriandre
- 1 cuillère à café de grains de poivre
- 1 cuillère à café de graine d'annatto ou à défaut 1 cuillère à soupe de paprika additionné d'1/2 cuillère à café de curcuma
- 3 cuillères à soupe de sauce soja
- 1,5 kg de morceaux de poulet (cuisses, ailes...)
- 2 cuillères à soupe d'huile neutre
Dans un saladier, mélanger l'annatto (ou le paprika et le curcuma), le vinaigre, le bouillon, la feuille de laurier, les graines de coriandre, les grains de poivre, l'ail et la sauce de soja.
Ajouter les morceaux de poulet et laisser mariner 2 h au frigo.
Transférer le mélange dans une grande sauteuse et porter à ébullition.
Réduire le feu, couvrir et laisser mijoter 30 min.
Ôter le couvercle et poursuivre la cuisson 10 min, jusqu'à ce que le poulet soit tendre; ôter le poulet de la sauteuse et réserver.
Porter le liquide à ébullition et laisser cuire 10 min à feu vif jusqu'à réduction de moitié.
Faire chauffer l'huile dans un wok, ou une poêle, ajouter le poulet et laisser cuire 5 min à feu moyen.
Verser le liquide réduit sur le poulet, et servir avec du riz.
Recette Kinilaw :
Ingrédients (pour 6 personnes) :
- 1Kg de filet de lieu noir
- 1 boîte de 330g de lait de coco
- 25cl de vinaigre blanc d'alcool
- 2 oignons
- 1 petit piment thaï
- 2 tomates
- 2 citrons verts ou calamansi si vous en trouvez
- 50g de gingembre
Préparation de la recette:
Couper les filets de lieu noir en petits dés, les laver avec le vinaigre blanc puis les laisser reposer 20mn.
Emincer le gingembre, le piment et les oignons. Réserver le tout.
Couper les tomates en petits dés après les avoir épépinées.
Verser le lait de coco sur le mélange poisson-vinaigre blanc et saler selon le goût.
Verser le mélange gingembre, piment, oignons sur le poisson. Ajouter les tomates.
Vérifier l'assaisonnement avant de servir bien frais.




























































































